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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 19:48
l'homme qui voulait vivre sa vie1.jpg
RÉSUMÉ:

Paul Exben a tout pour être heureux : une belle situation professionnelle, une femme et deux enfants magnifiques. Sauf que cette vie n'est pas celle dont il rêvait.

 

Un accident, un coup de folie vont faire basculer son existence, l'amenant à endosser une nouvelle identité qui va lui permettre de vivre sa vie.


MON AVIS:
Je vous l'ai dit sur mon autre blog de Cinéma: c'est la grande mode des films longs, qui dépassent 1h30( format habituel)..ici 1h55.
Mais cela passe plutôt bien car le film va "crescendo" .
Les 30 premières minutes le décor est planté graduellement puis tout va se précipiter...

Romain Duris est convainquant (pas toujours le cas)... cette fois on y croit.
Émotionellement on entre véritablement dans la peau et la tourmente de ce personnage dont la vie bien "pépère" va  être soudain bouleversée tragiquement.
Malgré lui, il va enfin pouvoir vivre la vie qu'il a toujours rêvée.. devenir photographe...
Je ne vais pas vous raconter plus car ce serait  trahir le suspens.... et il y en a!.
L'ensemble fonctionne plutôt bien.
Crédible, bien réalisé et interprété.... avec des photos superbes (qu'on aurait aimé voir un peu plus longtemps...avis très personnel)
On peut voir

FICHE TECHNIQUE:

Avec

Romain Duris


Marina Foïs,


CatherineDeneuve,


plus....

Long-métrage français .


Genre : Thriller , Drame


Durée : 01h55min


Année de production : 2009


Distributeur : EuropaCorp Distribution


LIEN VERSION "COMME AU CINÉMA.COM"

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:17

 

la princesse de Montpensier de B. Tavernier.jpg

 

 

RÉSUMÉ

1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage…
Depuis son plus jeune âge, Marie de Mézières aime Henri, Duc de Guise. Elle est contrainte par son père d’épouser le Prince de Montpensier. Son mari, appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants, la laisse en compagnie de son précepteur, le Comte de Chabannes, loin du monde, au château de Champigny.
Elle tente en vain d’y oublier sa passion pour Guise, mais devient malgré elle l’enjeu de passions rivales et violentes auxquelles vient aussi se mêler le Duc d’Anjou, futur Henri III

 

MON AVIS:

C'est décidément la grande mode des films longs, atteignant 2h voire plus.

Non que je me sois ennuyé mais tout de même certains moments m'ont paru un petit peu lents voire un peu "ramollo".

B. Tavernier est pourtant un grand réalisateur qui a le sens du rythme, quoique...

En y repensant certains de ses films ont aussi cette faiblesse constatée ici.


Ceci dit la "Princesse de Montpensier " est un assez joli film historique dans le style "cape et épée".

Adapté d'un roman de la  Mme de Lafayette (auteur également de la "Princesse de Clèves" si chère à notre "président") la "Princesse de Montpensier" se laisse voir.

Une romance bien ancrée dans l'époque et relativement fidèle au contexte historique  des guerres de religion.

La "princesse"( Mélanie Thierry) par sa beauté séduit pratiquement tous les hommes qui l'approchent.

Une redoutable séductrice...un peu empêtrée parfois dans ses sentiments  car un peu ingénue..

Du Duc de Guise, Henri( qu'elle aime depuis son enfance) au Prince de Montpensier qu'elle devra épouser par contrainte familialle en passant par son précepteur, jusqu'au futur roi, le duc d'Anjou.

 

Voilà en gros pour l'histoire qui nous éclaire un peu plus sur cette époque troublée et les moeurs des aristocrates.


Un peu le contre champs de "la reine Margot" de P. Chereau en quelques sortes.

Scénario bien construit, dialogues de qualités, belles reconstitutions, personnages crédibles, remarquable interprétation des comédiens, jolies images.. contribuent à nous convaincre...

Pas un chef d'oeuvre de cinéma mais on peut voir.


 

 

FICHE TECHNIQUE:


Réalisé par Bertrand Tavernier


Avec ,

Mélanie Thierry

 

Lambert Wilson,

 

Grégoire Leprince-Ringuet,

 

plus...

Long-métrage français .

 

Genre : Historique , Drame , Romance

 

Durée : 02h19min

 

Année de production : 2010


Distributeur : StudioCanal


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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 19:27
jambon.jpg
RÉSUMÉ:

Lorsque Justine Lacroix, charmante journaliste télé cantonnée à la rubrique « chiens écrasés » rencontre un séduisant chirurgien urgentiste, c’est tout de suite le coup de foudre…

 

 

Et le début d’une grande histoire d’amour.

 

La jolie blonde parisienne et le grand brun de Nanterre deviennent vite inséparables, mais il y’a juste un petit détail que Justine a oublié de prendre en compte : l’homme qu’elle aime est… Arabe, enfin « Français issu de l’immigration ».

 

Un détail pour Justine et Djalil mais pas pour leurs familles respectives, les Lacroix et les Boudaoud

MON AVIS:
Dans le genre convenu, le scénario de "il reste du jambon?" est exemplaire dans toutes les situations décrites.

Ce qui l'est beaucoup moins c'est qu'avec l'utilisation volontaire d'un tas de clichés et de préjugés bien connus   la réalisatrice s'attaque à un sujet grave: le racisme, la discrimination sur le mode de l'humour.

Vous allez me dire on a déjà vu, le sujet a été ainsi abordé de nombreuses fois.
Mais sans trop faire le difficile, ici ça fonctionne plutôt bien et pour un premier film j'ai trouvé ce "Jambon" relativement réussi et drôle..

Dans la seconde partie, le film s'essouffle un peu mais c'est pardonné car le "happy end" m'a ému.
Ne rigolez pas.... c'est vrai j'ai été ému.
Certains lecteurs ne manqueront pas de moquer mon côté "fleur bleu"...j'assume!
En conclusion un assez bon "nanar" plutôt fait pour la télé ou le DVD mais pour un premier  film ; il méritait le grand écran.
Bienvenu en ces temps de morosité ambiante...
On peut voir...


FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par Anne Depetrini


Avec

Ramzy Bedia,


Anne Marivin,


Marie-France Pisier,



plus......

Long-métrage français


. Genre : Comédie , Romance


Durée : 01h30min


Année de production : 2010


Distributeur : Gaumont Distribution

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 11:20
vénus noire.jpg
RÉSUMÉ:

Paris, 1817, enceinte de l'Académie Royale de Médecine. « Je n'ai jamais vu de tête humaine plus semblable à celle des singes ».

 

Face au moulage du corps de Saartjie Baartman, l'anatomiste Georges Cuvier est catégorique. Un parterre de distingués collègues applaudit la démonstration.

 

Sept ans plus tôt, Saartjie, quittait l'Afrique du Sud avec son maître, Caezar, et livrait son corps en pâture au public londonien des foires aux monstres.

 

Femme libre et entravée, elle était l'icône des bas-fonds, la « Vénus Hottentote » promise au mirage d'une ascension dorée...

MON AVIS:
"Vénus Noire" est une histoire authentique qui témoigne  du colonialisme, du racisme, de la discrimination.
Il ne s'agit pas ici d'un film didactique sur le sujet mais de la biographie d'une femme montrée comme un animal de foire au 19ème siècle.

 

Saartjie Baartman était exhibée comme une authentique sauvage venue de l'Afrique Noire alors mal connue.  En réalité elle était  tout à fait semblable à n'importe quelle autre femme de l'époque, si ce n'est ses superbes rondeurs (pourtant à la mode à l'époque).

 

La pauvre femme terminera sa vie prématurément totalement alcoolique,  très  gravement malade, infectée  après avoir été vendue sur le marché de la prostitution.


Revendue à nouveau ensuite à l'Académie Royale de Médecine par ses exploiteurs,elle sera disséquée et l'on exhibera jusqu'en 1974 ses organes (y compris génitaux) aux étudiants  puis plus tard  aux visiteurs de du musée des colonies.

En 2004 sur la demande de Nelson Mandela, elle retournera enfin reposer en paix dans sa terre d'origine d'Afrique du Sud.

 

Ce qui est également grave dans cette histoire est que des pseudo scientifiques comme Georges Cuvier voyaient en elle une parenté plus proche de l'orang-outan que de l'être humain.


Des descriptions exagérées et tout à fait contestables faisaient de cette pauvre femme un exemplaire unique et représentatif du "sauvage" tel qu'on se le représentait dans l'imaginaire collectif.

 

Ce n'est pas uniquement à ces conceptions rétrogrades que le film d'Abdellatif Kechiche fait référence mais il nous interroge sur nos comportements face au différent en ces temps de repli communautaire où nous recherchons comme par le passé des boucs émmissaires responsables de tout nos maux.

 

Le film est bien réalisé, sans discours inutile avec un scénario  fidèle à la réalité historique.

 

 

Cependant on peut reprocher au réalisateur la durée un peu exagérée de son film qui comporte des longueurs et des scènes un peu redondantes.

Elles nous rendent parfois laborieuse la vision de  ce beau film qui, de toutes façons et sans artifice ne peut que déranger le spectateur.


L'objectif du réalisateur est sans aucun doute de nous montrer la stupidité de certaines conceptions qui refont surface dans ces temps où l'histoire n'en finit pas de faire des boucles temporelles. "Vénus Noire" me semble réussi.

 

Superbe prestation de l'actrice principale Yahima Torres, dont la présence indiscutable est d'une grande sensibilité et d'une justesse étonnante

 

À voir quoi qu'il en soit!

 

 

 

 

Lien Vidéos (5)

 

 


FICHE TECHNIQUE:

 


Réalisé par Abdellatif Kechiche


Avec

 

yamina torres.jpg

Yahima Torres, dans Vénus Noire

 

André Jacobs,

 

Olivier Gourmet,

 

plus

Interdit aux moins de 12 ans


Long-métrage français .

 

Genre : Drame , Historique

Durée : 02h44min

 

Année de production : 2009

Distributeur : MK2 Diffusion

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 00:00
les petits mouchoirs.jpg
RÉSUMÉ:

A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année.
Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées.
Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.
MON AVIS:
Encore une fois je n'aurais pas dù les lire dans la presse les critiques des "Petits mouchoirs" sorti, à grand renfort de publicité médiatique.
De toutes façons cela ne change rien ou pas grand chose.
On a accusé le réalisateur de faire du sous "Sautet" pour ses "petits mouchoirs".
Déjà personnellement je n'ai jamais  trop aimé les films de Sautet et celui de
Guillaume Canet. Mis à part le fait que son film parle d'une bande de copains, je ne vois pas bien le rapport avec Sautet...
Un autre style, d'autres relations, un autre sujet et surtout une autre époque.
Bien sûr on peut faire le rapprochement, se dire que le réalisateur a sans doute aimé les films de Sautet mais la comparaison s'arrête là.
Beaucoup de longueurs, de redondances et un rythme qui ne tient pas ses 2h34 d'où quelques moments un peu ennuyeux.
Heureusement le scénario est assez bien construit et l'auteur respecte le mode de narration classique .
"La boucle narrative est heureusement  bouclée" à la fin du film, un peu lacrymale soit dit en passant..
On en sortirait presque son "petit mouchoir".. pour faire un bon mot (à prendre au ènième degré)

Pas un grand film de Cinéma mais un bon "télé-film" qui se laisse voir.
Le film de Guillaume Canet n'avait pas besoin d'un tel battage médiatique, je pense que cela lui a fait plus de mal que de bien.
Cependant on peut voir à la rigueur (ou attendre qu'il sorte en DVD ou sur petit écran)


FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par

Guillaume Canet

 

Avec

François Cluzet,

 

Marion Cotillard,

 

Benoît Magimel,

 

plus...

Long-métrage français .

 

 

Genre : Comédie dramatique

 

Durée : 02h34min

 

 

Année de production : 2010

 

Distributeur : EuropaCorp Distribution

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 19:46
biutiful.jpg

 

RESUME:

C’est l’histoire d’un homme en chute libre.

Sensible aux esprits, Uxbal, père de deux enfants, sent que la mort rôde.

 

Confronté à un quotidien corrompu et à un destin contraire, il se bat pour pardonner, pour aimer, pour toujours…

 

 

Mon avis:

Les dix premières minutes j'ai trouvé l'ambiance déprimante, triste et au fur à mesure que se déroulait la séance je suis entré dans l'univers sordide, désespéré du personnage principal.

Biutiful suit un crescendo dramatique efficace avec un style de narration relativement classique mais avec une manière originale, personnelle de filmer.

 

Le scénario nous emmène véritablement dans la souffrance du personnage principal.


Dans l'ensemble le film est plutôt bien réussi et la prestation de Javier Bardem, est irréprochable, remarquable. (Son prix d'interprétation au dernier Festival de Cannes est totalement  mérité).

 

On est saisi par l'ambiance et par le drame qui ne fait que se préciser au fur et à mesure que le film progresse.

 

Il manque cependant un petit quelque chose  pour faire véritablement monter en  nous une émotion encore plus intense.

Dérangeant mais pas "lacrimal".

 

On peut voir

(avec des réserves cependant... Certaines scènes sont éprouvantes, et peuvent heurter la sensibilité de certains spectateurs(rices))

 

 

Lien vidéos(3)

 

Fiche technique:

 

Réalisé par Alejandro González Inárritu

Avec Javier Bardem,

Maricel Álvarez,

Eduard Fernàndez,

plus...

Long-métrage espagnol , mexicain .

Genre : Drame


Durée : 02h18min

 

Année de production : 2010

Distributeur : ARP Sélection

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 19:12
19472721.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100706_105513.jpg
RESUME:
Après un divorce difficile, Liz Gilbert décide de prendre une année sabbatique et de changer de vie.
Elle entame alors un périple initiatique qui va l’emmener au bout du monde et d’elle-même.
Lors d’un voyage aussi exotique que merveilleux, elle retrouve l’appétit de vivre et le plaisir de manger en Italie, le pouvoir de la prière et de l’esprit en Inde, et de façon tout à fait inattendue, elle trouvera la paix intérieure et l’amour à Bali.
MON AVIS:
En rédigeant ma note, j'ai été surpris que la fiche technique indique qu'il s'agit d'un drame.
Oui bien sûr, il s'agit d'un drame intérieur, existentiel mais sous la forme d'une comédie.
Il est vrai que l'on y rie peu.
Bref, une histoire un peu classique où l'on voit le personnage principal incarné par Julia Roberts en pleine crise existentielle.

Elle décide de changer de vie et de partir à la quète du bonheur intérieur en italie puis à Bali.
Il est certain que c'est un peu plus facile quand on est jeune, jolie et  plutôt aisée matériellement.
On a déjà  vu et revu ce genre d'histoire au cinéma, la littérature est également  pleine de récits sur ce sujet.
Cependant "Mange, Prie, aime" est plutôt bien traité mais un peu lissé et convenu, un tantinet bourgeois, même.
Le scénario tient la route car il est assez bien écrit et interprété avec talent.
N'attendez pas trop ici de profondeur et de  réflexion, disons que c'est un divertissement que l'on aura plaisir à voir sur  petit écran...mais qui ne me laissera pas personnellement  des souvenirs impérissables.

On peut voir à la rigueur!

FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par Ryan Murphy
Avec Julia Roberts,

Richard Jenkins,

Javier Bardem,

plus ..

Titre original : Eat Pray Love


Long-métrage américain .

Genre : Drame


Durée : 02h20min

Année de production : 2010


Distributeur : Sony Pictures Releasing France

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 12:15
hors la loi.jpg

RÉSUMÉ:

Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés.

Messaoud s’engage en Indochine.

A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l’Indépendance de l’Algérie et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle.

 

Leur destin, scellé autour de l’amour d’une mère, se mêlera inexorablement à celui d’une nation en lutte pour sa liberté...

 

 

MON AVIS:

Le film de Rachid Bouchareb  a provoqué la polémique lors de sa projection au dernier festival de Cannes et l'on comprendra aisément pourquoi en le visionnant.

En effet: ce film dérange quoi que l'on pense sur cette guerre d' Algérie qui longtemps s'est refusée à dire véritablement son nom.

Oui c'était bien une guerre, pas de simples évènements.


Guerre de décolonisation ou non: quels que soient, la nature et l'origine d'un conflit armé ; comme le disait très justement Jean Luc Porquet dans le Canard Enchainé de ce mercredi, ... (...)...même au nom de la liberté, la guerre c'est "sale" et ça se fait "salement"(..) .

Rachid Bouchareb nous rappelle cet aspect. Sans manichéisme il nous montre pour la première fois ce conflit vu de l'autre côté, celui des colonisés. On  y voit: les massacres de Sétif, les bidonvilles de Nanterre, les raffles, les traîtres éxécutés, les attentats, les porteurs de valise, le massacre du 17 Octobre 1961...la dimension du film est inédite par son angle de vue sous une forme mi-polar/mi-mélo..


Les combats font des victimes dans les deux camps , des morts, des humiliés, des traumatisés, des nostalgiques, des familles détruites et/ou abimés à jamais.

 

"Hors la Loi" ne prend pas partie, ni pour le FLN ni pour l'État Français.

Les deux camps ont été prolixes d'atrocités qu'il est inutile d'énumérer ici dans le détail.


Le film rend compte sous forme romancée d'une réalité historique dont on passera sur quelques petit(e)s détails(erreurs)...

Je suis sorti mal à l'aise comme sans doute les autres spectateurs et probablement tous les protagonistes de cette période.

 

La violence des faits, n'en doutons pas, est tout simplement "dégueulasse" pour employer un terme familier plus approprié à la réalité.

Il serait temps de prendre du recul  hors des querelles partisannes, reconnaître enfin de part et d'autre la réalité dans toutes sa dimension et reconnaître l'atrocité d'un déchirement des populations dont les responsabilités partagées des crimes ne peuvent s'excuser ni dans un camp ni dans l'autre.

 

Hier matin le réalisateur était invité à un débat en direct sur France-Inter pour la sortie de son film.

Tous: historiens, journalistes, auditeurs semblaient d'accord pour dire qu'un débat ouvert sur le sujet de la décolonisation devait se poursuivre.


Certains proposaient la création indispensable d'un musée retraçant les divers épisodes de la guerre d'Algérie

Pouvoir en débattre en toute sérénité et objectivité permettrait une fois pour toutes la prise en compte globale et non partisanne d'une guerre qui continue de traumatiser nos pays y compris les générations qui ont succédé ; qu'il  s'agisse de citoyens Français d'origine, d'Algériens,  de  "PN"ou de ceux originaires d' Algérie devenus citoyens Français à part entière depuis plusieurs générations.

Il est nécessaire de comprendre que la colonisation d'un pays est avant tout la négation de l'existence du colonisé ...

Si ce film a fait polémique et dérange ; il apparaît cependant indispensable et comme facilitateur de la compréhension historique  d'une période qui reste encore douloureuse à évoquer pour de nombreux compatriotes.

 

Le film de Rachid Bouchareb a le mérite ( on ne le répètera jamais assez) de montrer qu'une guerre c'est avant tout "sale".

Bien écrit, bien filmé, remarquablement  interprété avec un rythme particulièrement  équilibré et soutenu "hors la loi" contribue à sa façon  à la compréhension de notre histoire récente.

À voir sans aucun doute!


Avertissement pour les âmes sensibles: certaines scènes de violence peuvent heurter le spectateur

 

LIEN EXTRAITS VIDÉOS (2)

 

FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par Rachid Bouchareb


Avec Jamel Debbouze,

Roschdy Zem,

Sami Bouajila, plus

Long-métrage français , algérien , belge .

Genre : Historique


Durée : 02h18min

Année de production : 2010


Distributeur : StudioCanal

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 10:47
the town.jpg
Résumé:

Doug MacRay est un criminel impénitent, le leader de facto d’une impitoyable bande de braqueurs de banque qui s’ennorgueillit de voler à leur gré sans se faire prendre.

 

Sans attaches particulières, Doug ne craint jamais la perte d’un être cher.

 

Mais tout va changer le jour où, lors du dernier casse de la bande, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey.

Bien qu’ils l’aient relâchée indemne, Claire est nerveuse car elle sait que les voleurs connaissent son nom… et savent où elle habite.

 

Mais elle baisse la garde le jour où elle rencontre un homme discret et plutôt charmant du nom de Doug….ne réalisant pas qu’il est celui qui, quelques jours plus tôt, l’avait terrorisée.

 

 

L’attraction instantanée entre eux va se transformer graduellement en une romance passionnée qui menacera de les entraîner tous deux sur un chemin dangereux et potentiellement mortel.

Mon avis:
Le film de Ben Affleck n'est pas à proprement parler un film intellectuel ni, à l'extrème, un télé-film (quoique).
Juste un produit prèt à la consommation comme  l'industrie Cinématographique Américaine sait  si bien les fabriquer.
Un scénario bien construit, un rythme échevelé, parfaitement étudié, des images percutantes, des poursuites et cascades de voiture, une intrigue policière, des acteurs à la hauteur....
Bref:  tout ce qu'il faut aux "dévoreurs de pops corns" pour passer un bon moment.
Je n'aime pas les pops corns ; pourtant j'ai   trouvé  "The Town" plutôt distayant, reposant même.
La psychologie des personnages et la description de ces marginaux/ braqueurs de banque est presque crédible et l'histoire d'amour improbable entre deux personnages que tout semble opposer apporte ce qu'il faut pour assaisonner efficacement une intrigue parfaitement agencée.

Par moment on croirait presque à la description sociologique de ce quartier de Boston: Charleston, dont on nous dit qu'il est peuplé de petits génies de la débrouille et de spécialistes haut de gamme du braquage de banques.

Les policiers sont ici  un peu mis à mal par leur incompétence car ils arrivent toujours avec "un train de retard".

Finalement sans trop dévoiler la fin du film: le "héros", Ben Affleck (soit même) s'en tirera avec quelques bobos mais il échappera à la prison où son père purge une très longue peine.

Au passage notre "héros" règlera quelques comptes avec les responsables de ses malheurs antérieurs et l'argent sale finira réinjecté dans des projets irréprochables...
Finalement la morale, si on peut dire, est pratiquement sauve.

 

 

  Pas grand chose à dire de plus sinon que le carisme et la talentueuse interprétation des acteurs font ce qu'il faut  pour que le spectateur prenne goût à cette histoire, presque originale mais finalement d'une facture plutôt classique dans sa construction.

On peut voir à la rigueur!

Fiche technique:

Réalisé par Ben Affleck

Avec

Ben Affleck, Rebecca Hall, Jon Hamm, plus

Long-métrage américain .

 

Genre : Thriller , Drame

 

Durée : 02h03min

 

Année de production : 2010

Distributeur : Warner Bros. France

 

Lien version "comme au Cinéma.com"

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 21:40
happy few.jpg
RÉSUMÉ:

Rachel travaille dans une boutique de bijoux.

Lorsqu’elle rencontre Vincent à l’atelier, elle est séduite par son franc-parler et décide d’organiser un dîner avec leurs conjoints respectifs, Franck et Teri.

Les deux couples ont à peine le temps de devenir amis qu’ils tombent presque aussitôt amoureux.

 

Sans l’avoir cherché, spontanément, les nouveaux amants deviennent inséparables.

 

Ils avancent à l’aveugle dans leur passion, sans règles et sans mensonges. Ils gardent le secret devant les enfants et tout continue, presque comme avant.

 

Mais ce qui les lie les uns aux autres est tellement fort que la confusion s’installe.

 

Les sentiments s’emmêlent et les questions sont de plus en plus cruelles.

MON AVIS:
Au départ le sujet est intéressant: deux couples hétérosexuels qui tombent amoureux des conjoints respectifs.
La nudité des corps et la sobriété des images ne combleront hélas pas un vide scénaristique.

Il faut l'avouer une fois de plus le contenu est vide sinon très fade.
Pas de réflexion, peu de rythme et des dialogues d'une pauvreté affligeante.
Décidément cette rentrée cinématographique ne tient guère ses promesses.
De nombreuse incohérences dans  "Happy Few" .
Exemple: les enfants   ne semblent pas réagir le moins du monde à ce qui se passe entre leurs parents respectifs.
Impossible qu'ils ne s'aperçoivent de rien car les ébats ont presque lieu sous leur yeux.
Pas de réaction..rien.
Totalement invraisemblable quand on connaît les enfants.
De même on ne comprend pas bien pourquoi d'un seul coup le personnage interprété par Marina Foïs décide que c'est terminé.
Chaque couple reprendra désormais sa vie comme si de rien n'était alors que tout allait bien entre eux.
Juste pour une histoire de carnet où l'on apprend qu'elle et le personnage interprété par Nicolas Duvauchelle ont eu des rapport avant les deux autres.
Terminé..plus rien à voir!

Désolant et décevant.
On peut éviter.


FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par Antony Cordier, Nicolas Duvauchelle

Avec Marina Foïs, , Roschdy Zem,

plus

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

(avertissement peu justifié à mon avis personnel)

 

Long-métrage français .


Genre : Comédie dramatique


Durée : 01h43min Année de production : 2009


Distributeur : Le Pacte

 


Lien version Comme au Cinéma.com


Lien version Blogs.Nouvel Obs.com


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