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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 09:24
la fille du rer.jpg

Réalisé par André Téchiné
Avec Emilie Dequenne, Catherine Deneuve, Michel Blanc
Film français.
Genre : Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2008
Distribué par UGC Distribution

Synopsis:
Jeanne vit dans un pavillon de banlieue avec sa mère Louise. Les deux femmes s'entendent bien. Louise gagne sa vie en gardant des enfants. Jeanne, sans trop de conviction, cherche un emploi.

Un jour, en lisant une annonce sur le net, Louise croit que le destin frappe à sa porte. Elle nourrit l'espoir de faire engager sa fille chez Samuel Bleistein, un avocat de renom qu'elle a connu dans sa jeunesse.

L'univers de Jeanne et celui de Bleistein sont à des années lumières de distance... Pourtant, ils vont se rencontrer à cause d'un mensonge inouï que Jeanne va échaffauder.
Le film est en principe l'histoire de ce mensonge qui va devenir le fait divers le plus médiatisé et le plus politisé de ces dernières années.


Mon avis:
C'est moins le fait divers que l'univers d'André Téchiné que l'on retrouve ici avec ce drame et cette histoire qui aurait pu faire un excellent film.
Oui mais c'eût été sans compter sur le fait que le scénario est signé à plusieurs dont Odile Barski qui a déjà sévit récemment dans le Bellamy de Chabrol dont je vous ai parlé il y a peu.

Elle signe ici avec le réalisateur cette plus ou moins bancale adaptation de l'oeuvre de Jean-Marie Besset
On retrouve les mêmes défauts d'écriture et, malgré le talent des acteurs, du réalisateur, c'est un véritable "foutoir" ce film.
L'unité dramatique ne se fait pas et à l'arrivée on a le droit à une oeuvre bancale, mal rythmée, brouillonne.
On a l'impression d'une écriture dépressive, sous prozac.

On ne peut qu'en ressortir insatisfait malgré l'énergie dynamique de la jolie Emilie Dequenne et le talent de tous les protagonistes qui heureusement donnent un petit souffle sympa de jeunesse et de beauté romantique à ce drame des temps modernes.
On peut s'en passer ou...voir à la rigueur...
grande déception en ce qui me concerne

Vidéos:

Biographies:
André Téchiné
André Téchiné.jpg
Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, 1er assistant réalisateur, Parolier (chansons du film), Conseiller technique français
Né le 13 Mars 1943 à Valence d'Agen, Tarn et Garonne (France)
Actuellement au cinéma dans : La Fille du RER, Les Roseaux sauvages, Ma saison préférée
André Téchiné passe une grande partie de son adolescence provinciale à hanter les salles de cinéma. Il écrit ses premiers articles dans un journal lycéen, La Plume et l'écran. Monté à Paris à 20 ans, il échoue au concours d'entrée à l'IDHEC, mais intègre la rédaction des Cahiers du Cinéma -sa première critique porte sur La Peau douce de Truffaut. En 1965, il tourne son premier court métrage, Les Oiseaux anglais. Passionné de théâtre, il fréquente la bande de Marc'O, travaillant comme assistant sur le film-culte Les Idoles en 1967.

André Téchiné choisit tout naturellement l'égérie Bulle Ogier pour être l'héroïne de son premier long métrage, Paulina s'en va. Présentée à Venise en 1969, cette oeuvre onirique déconcerte les spectateurs lors de sa sortie en salles... six ans plus tard. De facture plus classique, son deuxième opus Souvenirs d'en France (1975) avec Jeanne Moreau, reçoit en revanche un accueil chaleureux, tout comme, un an plus tard, Barocco, polar à l'esthétique expressionniste qui réunit les stars Adjani et Depardieu. Il peut alors s'atteler à un projet qui lui est cher, Les Soeurs Bronte. Mais malgré un gros budget et un casting prestigieux -avec le débutant Pascal Greggory-, cet austère film d'époque ne convainc guère.

Sorti en 1981, le mélancolique Hôtel des Ameriques marque un tournant dans la carrière de Téchiné, qui ancre désormais son goût du romanesque dans un univers plus réaliste. Il dirige aussi pour la première fois Catherine Deneuve, sa comédienne-fétiche, à qui il offrira de beaux personnages de femmes à la fois volontaires et vulnérables (Le Lieu du crime). Après un détour par la télévision (La Matiouette), il revient au premier plan en 1985 grâce à Rendez-vous (Prix de la mise en scène à Cannes), récit initiatique qui révèle une frémissante Juliette Binoche. Après J'embrasse pas, nouveau portrait d'un jeune provincial tourmenté, il décroche l'un de ses plus grands succès critiques et publics avec Ma saison préférée, présenté sur la Croisette en 1993.

Avec Les Roseaux sauvages, une commande d'Arte en 1994, un vent de liberté souffle sur le cinéma de Téchiné, qui livre une oeuvre limpide et sensuelle sur son adolescence, baignée par la lumière du sud-ouest. Fidèle à certaines thématiques (les liens familiaux, l'homosexualité, l'exil), Téchiné est partagé entre la volonté d'échafauder des récits complexes (le film-puzzle Les Voleurs en 1996) et une recherche d'authenticité (Loin, touné en DV au au Maroc). Découvreur de talents (Elodie Bouchez, Lubna Azabal), il fait aussi tourner de grandes pointures : le couple mythique Deneuve-Depardieu (Les Temps qui changent, 2004) ou Emmanuelle Béart, qui traverse la France occupée dans Les Egarés. Cette touche glamour ne l'empêche pas d''aborder des sujets de société délicats : après Les Témoins, oeuvre polyphonique sur les années sida (2007), il s'inspire d'un fait divers retentissant (l'agression imaginaire d'une jeune femme) dans La Fille du RER en 2009.
Emilie Dequenne:
Emilie Dequenne.jpg
Actrice belge
Née le 29 Août 1981 à Beloeil (Belgique)
Actuellement au cinéma dans : La Fille du RER
Fille d'un entrepreneur en menuiserie, Emilie Dequenne prend dès l'âge de 8 ans des cours de comédie. Bachelière à 16 ans, elle suit des études de sciences politiques, tout en rêvant de cinéma et de théâtre. Grâce à sa tante, qui a repéré l'annonce dans un journal, elle se rend au casting de Rosetta, un film de Luc et Jean-Pierre Dardenne. Presque aussi déterminée que le personnage, elle décroche, face à 2 000 concurrentes, le rôle-titre, celui d'une jeune femme, mi-petit soldat mi-petit chaperon rouge, prête à tout pour obtenir puis conserver un emploi. Le conte de fées ne s'arrête pas là, puisque sa performance lui vaut en 1999 un Prix d'interprétation au Festival de Cannes, ex-aequo avec une autre fille du Nord, Severine Caneele, pour L'Humanité.

Dès son deuxième long métrage en 2001, Emilie Dequenne change totalement de registre en incarnant l'héritière Marianne de Morangias dans le film d'aventure Le Pacte des loups, superproduction en costumes signée Christophe Gans. Jeune fille complexée face à Jugnot dans Oui, mais, elle campe pour Claude Berri une femme de ménage qui illumine le quotidien du bougon Bacri (2002). Pleine de fraîcheur, l'actrice, loin de l'univers âpre des Dardenne, s'illustre désormais dans la comédie (Mariées mais pas trop) et joue volontiers les séductrices (L'Equipier, mélodrame de Philippe Lioret en 2004), voire les mangeuses d'hommes (Avant qu'il ne soit trop tard). En 2005, on la retrouve à l'affiche de deux films d'époque, la fresque Le Pont du roi Saint-Louis et l'intimiste La Ravisseuse d'Antoine Santana.

Passant avec aisance du classicisme du Grand Meaulnes (2006) à la fantaisie des Etats-Unis d'Albert (id.), Emilie Dequenne s'essaie en 2007 au thriller avec Ecoute le temps et goûte, aux côtés de Sandrine Kiberlain et Denis Podalydès, à La Vie d'artiste de Marc Fitoussi. On la retrouve également chez André Téchiné pour qui elle joue en 2009 La Fille du RER, l'histoire d'un mensonge devenu l'un des faits divers les plus médiatisés.
Nicolas Duvauchelle
duveauchelle.jpg
Acteur français
Né le 27 Mars 1980 à Paris (France)
Actuellement au cinéma dans : La Fille du RER, Trouble every day
Nicolas Duvauchelle fait ses premiers pas au cinéma en 1999 dans Le Petit voleur d'Erick Zonca. Il tourne ensuite à deux reprises sous la direction de Claire Denis dans Beau travail (1999) et Trouble every day (2001).

Remarqué pour son visage de beau ténébreux, sa voix rauque et son côté rebelle, le jeune comédien incarne un Snowboarder en quête de succès dans le film d'action d'Olias Barco et donne la réplique à Laura Smet dans le drame Les Corps impatients (2003) de Xavier Giannoli. Sachant allier rôle physique et talent dramatique, Nicolas Duvauchelle se voit proposer par Jean-Pierre Améris le personnage d'Antoine, un boxeur devant faire face à ses pulsions destructrices, dans Poids léger. 2005 est une année clef dans la vie de l'acteur à la fois au niveau professionnel que personnel. Il retrouve Xavier Giannoli pour Une aventure, et rencontre à cette occasion celle qui deviendra sa compagne dans la vie : Ludivine Sagnier. Par la suite il tourne sous la direction de Bruno Chiche dans Hell l'adaptation à l'écran du roman de Lolita Pille. Cette année 2006, ne laisse aucun répit à Nicolas Duvauchelle qui apparaît dans plusieurs films très différents les uns des autres : Le Grand Meaulnes, adapté du roman d'Alain Fournier, et Avril première long-métrage de Gérald Hustache-Mathieu. Il côtoie ensuite de nombreuses stars, tels que Daniel Auteuil et Monica Bellucci dans Le Deuxième souffle et obtient un rôle dans le terrifiant A l'intérieur. Il change ensuite de registre, en inteprétant un jeune homme qui croit trouvé son salut dans le terrorisme, dans le film d'espionnage Secret Défense, aux côtés de Gérard Lanvin et Vahina Giocante.
Catherine Deneuve:
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Actrice, Productrice française
Née Catherine Dorléac, le 22 Octobre 1943 à Paris (France)

Autre(s) pseudo(s) : Catherine Dorléac
Issue d'une famille de comédiens -une grand-mère souffleuse à l'Odéon, une mère actrice de théâtre et un père directeur de doublage à la Paramount-, la petite Catherine ne rêve pourtant pas d'une carrière dans le cinéma, contrairement à sa soeur Françoise, l'aînée des quatre filles Dorléac. Elle fait cependant sa première apparition à l'écran dès 1957 dans Les Collégiennes puis tourne, alors qu'elle est encore lycéenne, Les Portes claquent. A 16 ans, celle qui s'appelle désormais Deneuve -le nom de jeune fille de sa mère- quitte le foyer familial pour vivre avec Roger Vadim, de quinze ans son aîné. Père de son fils Christian, le cinéaste lui offre un rôle dans Le Vice et la vertu en 1963.

En 1964, Catherine Deneuve est l'héroïne des Parapluies de Cherbourg, le mélo en-chanté de Demy, succès public et Palme d'or à Cannes. Désormais, elle prend son métier d'actrice au sérieux, et fait des choix qui témoignent d'un goût très sûr et d'une certaine audace. Loin de son image de jeune fille romantique, que favorisent sa beauté classique et ses cheveux blonds, elle incarne une schizophrène dans Répulsion de Polanski, puis une épouse sage devenue pensionnaire d'une maison close dans Belle de jour (1966) de señor Buñuel, avec qui elle tournera le non moins troublant Tristana. Dans La Vie de château puis Le Sauvage, Rappeneau exploite sa fantaisie et son sens du rythme, qualités qu'on retrouve dans Les Demoiselles de Rochefort, comédie musicale qui la voit donner la réplique à sa soeur Françoise, quelques mois avant le décès accidentel de celle-ci en 1967.

Hollywood fait alors les yeux doux à Catherine Deneuve, qui tourne aux côtés de Jack Lemmon et Burt Reynolds et devient l'image de Chanel aux Etats-Unis. Dirigée par de grands Italiens comme Bolognini et Ferreri (Liza avec Marcello Mastroianni, père de sa fille Chiara), l'actrice rencontre en 1969 François Truffaut, qui fait d'elle sa Sirène du Mississippi. Cette adaptation d'un polar d'Irish déconcerte le public, mais le cinéaste qui aimait les femmes offre en 1980 à Deneuve un de ses plus beaux rôles, celui d'une comédienne au tempérament passionné dans Le Dernier Metro. Le film est un triomphe, et vaut à l'actrice un César en 1981. La même année, dans Hotel des Ameriques, elle est Hélène, premier des cinq personnages de femmes à la fois volontaires et vulnérables que lui écrira Techiné, son nouveau réalisateur-fétiche (Ma saison préférée, Les Temps qui changent).

Au fil des décennies suivantes, Catherine Deneuve, choisie en 1985 comme modèle pour le buste de Marianne, continue d'occuper une place centrale dans le paysage cinématographique français. Sa participation à de grandes fresques populaires, comme Indochine de Wargnier (avec à la clé un nouveau César en 1992) et à une comédie comme Belle Maman asseoit son statut de star, mais la cinéphile Deneuve travaille aussi avec les talents les plus singuliers du cinéma français, de Carax à Desplechin en passant par Ozon (8 femmes en 2002), et même international (Oliveira, von Trier). Mettant régulièrement à mal son image de femme sophistiquée, elle campe l'héroïne suicidaire du Vent de la nuit de Garrel, et celle, alcoolique, de Place Vendôme, une prestation qui lui vaut le Prix d'interprétation à Venise en 1998, année au cours de laquelle elle reçoit à Berlin un Ours d'Or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Loin de se reposer sur les lauriers, Catherine Deneuve prend part aux projets les plus variés : du film choral et glamour à la française (Le Héros de la famille) au dessin animé novateur (elle prête sa voix à la mère de l'héroïne de Persepolis en 2007), de la comédie décalée (Palais royal ! en 2004, Cyprien) au film conceptuel (Je veux voir, tourné dans un Liban en ruines), du jeune cinéma d'auteur (elle porte de bout en bout Après lui de Gaël Morel) à la superproduction (Le Concile de pierre). Au fil d'un parcours riche en nouvelles rencontres, elle retrouve régulièrement des cinéastes repères, comme André Téchiné (La Fille du RER, 2009) ou Arnaud Desplechin (Un conte de Noël).

Michel Blanc:
Michel Blanc.jpg
Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur français
Né en 1952 à Courbevoie, Hauts-de-Seine (France)
Actuellement au cinéma dans : La Fille du RER
C'est au lycée Pasteur de Neuilly que Michel Blanc rencontre ses futurs partenaires de la troupe du Splendid : Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Christian Clavier, Gérard Jugnot et Marie-Anne Chazel. Ensemble, ils jouent avec succès des sketches de café-théâtre et des pièces qu'ils écrivent eux-mêmes, notamment Amours, coquillages et crustacés qui deviendra sous la houlette de Patrice Leconte Les Bronzés (1978), une comédie sur fond de Club Med et de libération sexuelle qui leur apportera la célébrité. Après quelques timides apparitions dans Que la fête commence (1974), Le Locataire (1976) ou La Meilleure façon de marcher (id.), Michel Blanc trouve ainsi avec son personnage-culte de Jean-Claude Dusse, qui ne parvient jamais à "conclure", son premier rôle marquant au cinéma. Ce dernier réapparaîtra un an plus tard dans Les Bronzés font du ski (1979).

Affichant une certaine différence vis-à-vis du reste de la troupe, Michel Blanc continue à travailler en solitaire avec Patrice Leconte. De leur collaboration naissent tout d'abord trois comédies, où l'acteur malingre et moustachu fait toujours figure de dragueur malchanceux : Viens chez moi, j'habite chez une copine (1980), Ma femme s'appelle reviens (1982) et Circulez y'a rien à voir (1983). Restant dans le même registre, il se met lui-même en scène aux côtés de Gérard Lanvin dans Marche à l'ombre, un gros succès de l'année 84. Au sommet de la gloire, Michel Blanc prend alors le risque de surprendre le public en formant avec Gérard Depardieu un couple d'homosexuels dans le sulfureux Tenue de soirée (1986) de Bertrand Blier - un réalisateur qu'il retrouvera pour Merci la vie en 1990 -, en prêtant ses traits au sombre et ambigu Monsieur Hire (1989) et en se glissant dans la peau d'un communiste "épurateur" pour les besoins d'Uranus (1990) de Claude Berri.

La moustache rasée, il revient à la réalisation en 1994 et signe le très remarqué Grosse fatigue, une comédie dans laquelle son double lui mène la vie dure. Après avoir été dirigé par Roberto Benigni dans Le Monstre (1994), il réitère l'expérience de la mise en scène pour les réussis Mauvaise passe (1999), où Daniel Auteuil incarne un professeur de littérature s'improvisant escort boy en Grande-Bretagne, et Embrassez qui vous voudrez (2001). Se faisant rare à l'écran, Michel Blanc s'illustre à la télévision dans des oeuvres aux sujets graves comme L'Affaire Dominici (2003) et 93, rue Lauriston (2004), avant d'effectuer un retour en force au cinéma en 2006 avec Je vous trouve très beau, la première réalisation d'Isabelle Mergault, et surtout Les Bronzés 3 amis pour la vie, où il reprend le rôle de l'inénarrable Jean-Claude Dusse devenu roi de la perruque. Eclectique, l'acteur cinquantenaire continue de surprendre en travaillant avec des cinéastes de renom comme André Téchiné (Les Témoins) ou Alain Corneau, pour qui il est le commissaire Blot dans Le Deuxième souffle (2007).
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Published by Giuglio - dans Cinéma
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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 21:42
Cucu.jpg

Réalisé par Gad Elmaleh
Avec Gad Elmaleh, Pascale Arbillot, Manu Payet
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2008
Distribué par StudioCanal

Synopsis:
Coco, 40 ans, self made man, est l'exemple parfait de la réussite sociale. Parti de rien, immigré, il a réalisé en 15 ans une des plus fulgurantes success story des temps modernes grâce à son invention de l'eau frétillante.

Mais pour Coco, la plus grande consécration est à venir : la bar-mitsva de son fils Samuel qui aura lieu dans six mois. Il invite tout le monde à "l'évènement national de l'année" et promet du jamais vu, de l'époustouflant, du Coco !

Trop obsédé par la perspective d'en mettre plein la vue au monde entier pour "sa" fête, Coco agit avec démesure et frôle la folie sans voir que sa femme, son fils, sa mère et tous ses proches se désolidarisent peu à peu. Cet évènement va devenir pour lui un instant de vérité sur son rôle de père.


Mon avis:
On pourrait ajouter une lettre et au lieu de Coco nous aurions "Concon" ou changer le "o" en "u" ce qui donnerait Cucu.
C'est à mon vis les deux qualificatifs que l'on peut donner à ce navet mégalomaniaque censé dénoncer le bling bling du personnage dont il est question.

On a le droit à un pénible cabotinage de l'auteur qui joue ici le rôle principal.

Si l'humoriste est plutôt agréable dans ses one man show sur scène ; comme réalisateur il rate totalement son affaire.

Il contribue à vouloir rendre sympathique le personnage qu'il est censé dénoncer par la moquerie et la caricature.

Ce film et l'humour qu'il dégage en ces temps de crise est lourd, arrogant, voire déplacé et nauséabond.

A fuir.
Vidéos:


Biographies:
Gad Elmaleh:

Gad Elmaleh.jpg
Réalisateur, Acteur, Scénariste, Interprète (chansons du film) français
Né le 19 Avril 1971 à Casablanca (Maroc)
Actuellement au cinéma dans : Coco, Bee movie - drôle d'abeille

Gad Elmaleh affirme dès son plus jeune âge sa volonté de réussir une carrière artistique. C'est donc tout naturellement qu'il quitte son pays natal, le Maroc, à 17 ans, pour Montréal puis Paris, où il suit une formation artistique au Cours Florent pendant deux ans et demi. Il écrit en 1996 son premier one man show à résonance autobiographique, Décalages, qui remporte un joli succès, et tourne, la même année, son premier long métrage : Salut cousin !

Multipliant les apparitions sur grand écran - Vive la République ! (1997), XXL (id.), On fait comme on a dit (2000) ou encore Deuxième vie (id.) -, l'humoriste démontre également une grande facilité pour les rôles dramatiques, comme en témoignent ses prestations dans L'Homme est une femme comme les autres (1998) et Train de vie (id.). La consécration cinématographique arrive en 2001 : après avoir été géo dans Les Gens en maillot de bain ne sont pas (forcément) superficiels, Gad Elmaleh reprend le rôle du séducteur Dov, laissé vacant par Vincent Elbaz, pour La Vérité si je mens ! 2, participant ainsi à l'un des plus gros succès au box-office français de cette année-là.

Devenu un acteur de tout premier plan, il donne la réplique à Cécile de France dans A + Pollux (2002) et transpose à l'écran, avec le soutien du réalisateur de Salut cousin !, Merzak Allouache, les aventures d'un de ses personnages-fétiches : le travesti romantique Chouchou (2003). Le film est un véritable carton, totalisant plus de 3,8 millions d'entrées. Décidé à prendre son temps et à faire les bons choix, Gad Elmaleh retrouve les chemins des studios deux ans plus tard pour participer aux frasques de Gérard Depardieu dans la comédie Olé de Florence Quentin. Dans la foulée, il prête ses traits au célèbre François Pignon de Francis Veber pour La Doublure (2006) et assume son statut de "nouveau romantique" en séduisant Audrey Tautou dans la comédie de Pierre Salvadori Hors de prix (id.).

En 2007, on le retrouve également à l'affiche de Comme ton père aux côtés de Richard Berry. Fort de son expérience devant la caméra, Gad Elmaleh décide, après un détour par les planches (son spectacle Papa est en haut), de passer le cap de la réalisation en adaptant au cinéma les aventures d'un autre personnage vedette de ses one man shows : Coco, un businessman prêt à employer tous les moyens, même les plus farfelus, pour que son fils puisse bénéficier de la plus inoubliable des barmitsvas.


Pascale Arbillot:
Pascale Arbillot.jpg
Actrice française
Actuellement au cinéma dans : Coco
Si la comédie était son rêve, Pascale Arbillot ne s'est pas tout de suite engagée dans cette voie, puisque ce n'est qu'après un passage par Sciences Po qu'elle fait ses débuts sur les planches, avant d'apparaître au générique de L'Affaire, en 1994.

Un premier rôle qui sera suivi, deux ans plus tard, d'une participation au court métrage L'Homme idéal, réalisé par François Ozon. Suite à ce rôle, la comédienne se partage entre théâtre, télévision (dans la série Crimes en série) et le cinéma, grâce auquel il est possible de la voir dans Le Sourire du clown ou L'Extraterrestre.

Au cours des années 2000, Pascale Arbillot tourne sous la direction de son compagnon, Artus de Penguern, dans Grégoire Moulin contre l'humanité, mais également sous celle d'Arnaud Viard (Clara et moi), avant de décrocher l'un des rôles principaux de la série Merci, les enfants vont bien !, qu'elle tiendra tout au long des 3 saisons.

La comédienne n'en délaisse pas pour autant le cinéma, puisqu'elle joue dans Un printemps à Paris, Notre univers impitoyable, Parlez-moi de la pluie, la troisième réalisation d'Agnès Jaoui, ou encore Coco, la première de Gad Elmaleh, où, en sa qualité d'épouse, elle assiste au délire mégalomanique du personnage principal.
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 17:02
l'enquête - The International.jpg

Réalisé par Tom Tykwer
Avec Clive Owen, Naomi Watts, Armin Mueller-Stahl
Film américain, allemand.
Genre : Thriller, Espionnage
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2009
Titre original : The International
Distribué par Sony Pictures Releasing France

Synopsis:
Sous des dehors respectables, l'International Bank of Business and Credit est une multinationale de la finance spécialisée dans le blanchiment d'argent et le financement d'opérations illégales.

Face à elle, Louis Salinger, agent d'Interpol, et Eleanor Whitman, district attorney adjoint de Manhattan, sont déterminés à mettre fin à ses activités illicites.

Ils sont prêts à tout pour que la justice règle son compte à cette organisation tentaculaire et intouchable, mais pour y parvenir, ils vont eux aussi devoir agir au-delà des lois...

D'un bout du monde à l'autre, contre tous les dangers, Eleanor et Louis se lancent dans une partie à haut risque dont ils ne maîtrisent pas les règles.
Une chose est certaine : ce jeu dans lequel leur redoutable ennemi contrôle tout et tout le monde ne s'arrêtera que lorsque l'un des adversaires sera à terre...


Mon avis:
Décidément une bonne semaine ciné pour moi.
Voilà un thriller comme je les aime avec une enquète génialement inspirée du réel "politico-financier".

Le genre de film qui vous aide à mieux comprendre le monde de dingues dans lequel nous vivons .
Quand on pense que nos politiques"libéraux" font confiance pour nous tirer d'affaire à ces banques dont l'opacité n'a d'égale que la voracité destructrice de leur toute puissance au mépris total des vies humaines de la justice et des lois....
on a la vague impression d'être "mal barrés"!

Un scénar bien construit, des acteurs remarquables, cette "enquète" m'a ravi.
Techniquement l'ensemble est remarquablement construit avec une intrigue qui tient sacrément bien la route.
Malgré la complexité on n'enfume pas nos cerveaux mais au contraire il s'aère, se libère des clichés de propagande spécialisés dans "la culture des endives en terrain marécageux" (comme dirait mon pote Amédéo.. tiens il me manque presque celui-là!).

Abrupt mais bien ficelé et en prime un superbe Clive Owen Mesdames (perso ; j'ai un faible pour le charme de Naomi Watts!)
Attention certaines scènes sont un peu violentes, âmes sensibles: préparez-vous... mais ça vaut le coup
On peut voir

Vidéos:


Biographies:
Tom Tykwer:
Tom Tykwer.jpg
Réalisateur, Acteur, Producteur, Scénariste, Compositeur allemand
Né le 23 Mai 1965 à Wuppertal (Allemagne)
Actuellement au cinéma dans : L'Enquête - The International, Cours, Lola, cours, Paris, je t'aime
C'est dès l'âge de 11 ans que Tom Tykwer s'amuse à tourner ses premiers films avec une petite caméra super 8. Cinéphile averti, il prend en charge, alors qu'il n'est encore qu'adolescent, la programmation d'une grande salle de cinéma berlinoise et devient lecteur de scénarios pour assurer le quotidien. Il se lance en 1990 dans l'aventure de la réalisation avec le court métrage Because, expérience qu'il réitère en 1992 avec Epilog, et tourne son premier long métrage l'année suivante, la comédie dramatique Die Tödliche Maria.

Se démarquant par son style visuel, rythmé et coloré, le cinéaste allemand signe en 1997 Les Rêveurs, distingué dans de nombreux festivals. Mais c'est surtout l'année suivante, en mettant en scène la course furieuse de Lola (Franka Potente) pour sauver son petit ami dans Cours, Lola, cours, que Tom Tykwer s'impose au niveau mondial. Le cinéaste retrouve Franka Potente, devenue sa compagne, à l'occasion du drame romantique The Princess and the warrior en 2001.

Scénariste, et régulièrement compositeur de ses films, Tom Tykwer déroge pourtant à la règle en acceptant en 2002 de mettre en scène un scénario de Krzysztof Kieslowski intitulé Heaven, premier film du réalisateur allemand porté par un casting international : Cate Blanchett et Giovanni Ribisi. En 2005 il s'associe aux 19 autres réalisateurs de tous horizons qui participent au film à sketches Paris je t'aime. L'occasion pour lui de filmer la rencontre amoureuse de Natalie Portman et de Melchior Belson avant de rejoindre la même année le tournage du Parfum, adaptation du célèbre roman de Patrick Süskind pour laquelle il dirige, entre autre, Dustin Hoffman et Alan Rickman.

En 2009, il lance Clive Owen et Naomi Watts aux quatre coins du monde, sur la piste d'une multinationale aux agissements douteux dans L'Enquête - The International, un thriller dont il a également composé la musique.

Naomi Watts:
Naomi Watts.jpg
Actrice, Productrice, Producteur exécutif britannique
Née le 28 Septembre 1968 à Shoreham, Sussex (Grande-Bretagne)
Actuellement au cinéma dans : L'Enquête - The International, Mulholland Drive, The Assassination of Richard Nixon
Née en Grande-Bretagne en 1968, Naomi Watts passe son enfance en Australie, avant d'y entamer sa carrière d'actrice en 1986, avec For love alone, où elle côtoie Sam Neill et Hugo Weaving. Devenue amie avec Nicole Kidman, elle mettra cependant plus longtemps qu'elle à percer, puisque pendant que celle-ci creuse son trou à Hollywood, Naomi se contente d'un second rôle dans Tank girl de Rachel Talalay (1995), ou d'une voix additionnelle dans Babe, le cochon dans la ville de George Miller (1998). Patiente, la comédienne attend tranquillement son heure, et ne rate donc pas la chance que lui offre David Lynch en lui confiant l'un des rôles principaux de Mulholland Drive, en 2001 : son interprétation de l'ingénue Diane marque les esprits des spectateurs du monde entier, et lui vaut de nombreuses récompenses comme celles décernées par le National Board Review, la National Society of Film Critics, ou la Chicago Film Critics Association.

Succès public et critique, Mulholland Drive propulse Naomi tout en haut de l'affiche, à tel point que c'est sur son seul nom que se vend L'Ascenseur (niveau 2), tourné avant le film de David Lynch, mais qui ne débarque sur les écrans français qu'en janvier 2002. Cette même année, la comédienne reste dans le domaine de l'épouvante, et s'illustre dans Le Cercle - The Ring de Gore Verbinski, remake du long métrage d'Hideo Nakata... sous la direction duquel elle tournera la suite, succès oblige : Le Cercle - The Ring 2 (2004). Entre temps, Naomi Watts aura trouvé de quoi se rendre indispensable, en apparaissant aux génériques du Divorce de James Ivory (2003) ou J'adore Huckabees (2004), comédie existentielle de David O. Russell, où elle a pour partenaires Jude Law ou Jason Schwartzman.

Mais c'est dans 21 grammes, devant la caméra nerveuse du Mexicain Alejandro González Inárritu qu'elle livre l'une des ses performances les plus intenses, aux côtés de Sean Penn, Benicio Del Toro et Charlotte Gainsbourg, et qui lui vaut d'attirer le regard de Peter Jackson, à la recherche de l'héroïne de son King Kong. C'est ainsi que Naomi se retrouve sur le toit de l'Empire State Building, perchée sur l'énorme main d'un gorille géant, pour sa première participation à un blockbuster, dont le succès lui donne un crédit et une marge de manoeuvre encore plus importants. C'est ainsi qu'on peut la retrouver à l'affiche du thriller Stay de Marc Forster, avec Ewan McGregor et Ryan Gosling, ou bien encore dans le drame Le Voile des illusions, où elle donne la réplique à Edward Norton et Liev Schreiber.

Fin 2007, Naomi Watts entame un sombre virage, en plongeant dans l'enfer de la mafia russe chez David Cronenberg (Les Promesses de l'ombre), avant d'être l'une des victimes des Funny Games mis en place par Michael Haneke, en plein exercice d'auto-remake, puis de mettre son physique de blonde hitchcokienne au service du remake des Oiseaux, où elle reprend le rôle jadis tenu par Tippi Hedren.

Clive Owen:
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Acteur, Producteur exécutif britannique
Né le 3 Octobre 1964 à Keresley (Angleterre)
Actuellement au cinéma dans : L'Enquête - The International
Après des études à la Royal Academy of Dramatic Art, Clive Owen s'illustre sur les planches et à la télévision. C'est en 1991 que le Britannique obtient son premier rôle d'importance sur grand écran, avec le long-métrage Close my eyes, où il donne la réplique à Alan Rickman.

Au fil du temps, Clive Owen privilégie le septième art au petit écran. Il apparaît dans le drame Century (1993) et interprète avec Bent (1997) un homosexuel envoyé dans un camp nazi. Il connaît connaît ensuite l'enfer du jeu dans le long-métrage Croupier (1998) puis se mue prisonnier-jardinier avec Jardinage à l'anglaise (2000).

La carrière de Clive Owen s'accélère à l'aube du nouveau millénaire. Après avoir incarné un valet dans le Gosford Park de Robert Altman, il affronte Matt Damon dans La Mémoire dans la peau. En 2004, il incarne Le Roi Arthur, s'illustre au générique du sulfureux Closer, entre adultes consentants, aux côtés de Natalie Portman, Jude Law et Julia Roberts, puis joue dans Sin city, adaptation du comic-book de Frank Miller.

Un temps pressenti pour incarner l'agent James Bond, Clive Owen apparaît en 2006 aux génériques des thrillers Dérapage, avec Jennifer Aniston et Vincent Cassel, et Inside man - l'homme de l'intérieur, réalisé par Spike Lee, dans lequel il incarne un ingénieur braqueur de banques face à Denzel Washington et Jodie Foster. La même année, il est également la vedette du film de science-fiction Children of men d'Alfonso Cuaron.

Tireur d'élite dans le très barré Shoot'Em Up, Clive Owen incarne ensuite l'un des prétendants de Cate Blanchett dans Elizabeth : l'âge d'or, puis voyage aux quatre coins du monde pour affronter une multinationale aux côtés de Naomi Watts, dans L'Enquête, de Tom Tykwer, avant de retrouver Julia Roberts à l'affiche de Duplicity.
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 20:21
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Réalisé par Philippe Lioret
Avec Vincent Lindon, Firat Ayverdi, Audrey Dana
Film français.
Genre : Drame
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2008
Distribué par Mars Distribution

Synopsis:
Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.



Mon avis:
Un jeune Kurde de 17 ans bloqué à Calais après un premier essai raté de passage clandestin vers l'Angleterre se met en tête de traverser la Manche à la nage.
Il veut rejoindre son amoureuse et la sauver d'un mariage forcé.
Un maître nageur du coin (Vincent Lindon) qui vient de divorcer décide de l'aider.

Ce drame social tourné au plus près du réel est porté par cette histoire romantique, le talent de Vincent Lindon et celui du jeune Firat Ayverdi.
Le film dépasse la masse des reportages sur le sujet et nous touche véritablement au coeur.
Il nous donne à voir une réalité que le spectateur a plutôt tendance à imaginer qu'à connaitre ; à défaut de le vivre au quotidien.

Philippe Lioret éclaire véritablement par le menu détail notre regard sur la question de l'immigration clandestine et des laissés pour compte.
Tout y est: le désespoir des clandestins, l'indifférence, la discrimination, l'hostilité de certains habitants, les associations menacées de disparaître, notre police qui ne s'illustre guère à l'occasion par ses actions etc etc.

Ce film sort en pleine polémique entre le réalisateur et le ministre actuel de l'immigration Eric Besson (transfuge du parti socialiste actuellement au gouvernement).

Toute un "pataquès" pour un propos (qui semble-t'il a été largement déformé) tenu à la presse par le réalisateur.
Il déclarait que son film aurait pu tout aussi bien se dérouler à une autre époque en particulier pendant la période de la seconde guerre mondiale.
Ce qui me paraît totalement juste puisqu'il parle du contenu de son film et que celui-ci pourrait facilement se retrouver à de multiples époques de l'histoire de notre pays.
Le ministre piqué au vif s'en prend désormais à lui en qualifiant de diffammant sa comparaison avec les raffles des juifs (on n'en sort pas de ces accusations permanentes, de ces susceptibilités feintes ou réelles)
Qu'on le veuille ou non un parallèle entre les deux périodes peut être fait, ne serait-ce que dans les formes.
On ne discrimine plus les juifs dans le cas présent mais les pauvres qui n'ont plus le droit de circuler d'un pays à l'autre ; ce qui sur un plan humain qu'on le veuille ou non est "liberticide" et discriminatoire.

Déjà avant la création de ce ministère beaucoup l'avaient trouvé peu reluisant, nous rappelant vaguement de tristes moments de notre histoire.
David Fontaine dans le canard enchainé conclue son article à propos de ce très beau film:
(...)Le ministre Eric Besson qui l'attaque ne s'y trompe pas: le réalisateur Philippe Lioret réussit ici un puissant film engagé montrant comment des vies humaines se brisent sur l'écueil de la politique de "fermeté"(...)

Ce film tombe à propos quelques semaines après celui de Costa Gavras "Eden à l'ouest"(voir note).
Il vient de manière intelligente nous éclairer sur la question douloureuse de l'immigration et sur celle de la liberté de tous de circuler.
A voir absolument!


Vidéos:


Biographies:
Philippe Lioret

Philippe lioret.jpg
Réalisateur, Scénariste, Mixage, Ingénieur du son français
Né le 10 Octobre 1955 à Paris (France)
Actuellement au cinéma dans : Welcome, Pas d'histoires ! 12 regards sur le racisme au quotidien
C'est en tant qu'ingénieur du son que Philippe Lioret se fait connaître du monde du cinéma. Il est ainsi au générique d'une vingtaine de films, du Y a-t-il un Francais dans la salle ? de Mocky (son premier film, en tant qu'assistant, en 1982) à Nord de Xavier Beauvois (1992), en passant par La Lectrice de Deville, Une époque formidable... de Jugnot, ou même Beyond Therapy de Robert Altman.

En 1993, Philippe Lioret réalise son premier long-métrage, Tombés du ciel, qui conte les mésaventures de Jean Rochefort dans l'aéroport de Roissy. Dès ce premier essai très remarqué - et primé à San Sebastian-, le cinéaste montre sa capacité à mêler avec finesse le comique de situation à la critique sociale, qualités que l'on retrouve dans son film suivant, Tenue correcte exigée, avec cette fois pour cadre un grand hôtel dans lequel virevoltent Elsa Zylberstein et Jacques Gamblin.

Jacques Gamblin forme, avec une radieuse Sandrine Bonnaire, le couple vedette du troisième opus de Lioret, Mademoiselle, brillante comédie romantique qui séduit la critique et le public en 2001. Trois ans plus tard, le cinéaste opte pour une veine plus mélancolique avec L'Equipier. Bâti en flash-back autour d'un secret de famille, ce vibrant mélodrame fait une nouvelle fois la part belle aux acteurs : une nouvelle fois Sandrine Bonnaire, aux côtés de Philippe Torreton et Gregori Derangère. En 2006, Philippe Lioret noircit le trait en signant le drame Je vais bien, ne t'en fais pas, emmené par une intense Mélanie Laurent. Il revient en 2009 avec le drame social, Welcome, première collaboration du réalisateur avec l'acteur Vincent Lindon, qui interprète avec brio un maître nageur entraînant un jeune réfugié kurde souhaitant traverser la Manche à la nage.

Vincent Lindon:
vincent lindon.jpg
Réalisateur, Acteur, Scénariste français
Né le 15 Juillet 1959 à Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais (France)
Actuellement au cinéma dans : Welcome, Pour elle, La Belle verte
Fils d'un riche industriel et neveu de Jérôme Lindon, le fondateur des Editions de Minuit, Vincent Lindon débute dans le cinéma comme aide-costumier sur Mon oncle d'Amérique. Après un séjour aux Etats-Unis et une expérience de journaliste au quotidien "Le Matin", il choisit la voie de la comédie. Francis Huster, un de ses professeurs au Cours Florent, le recommande alors à Paul Boujenah, qui offre à l'acteur son premier rôle, celui d'un inspecteur, dans Le Faucon en 1983.

Vincent Lindon enchaîne bientôt les seconds rôles dans quelques oeuvres marquantes des années 80 comme Notre histoire de Blier en 1984, 37°2 le matin de Beineix en 1986 ou encore Quelques jours avec moi de Sautet, dans lequel il incarne le petit ami de Sandrine Bonnaire, en 1988. Cette année-là, il est pour la première fois la tête d'affiche d'un film, L'Etudiante de Claude Pinoteau. Il y campe un musicien bohème amoureux de Sophie Marceau, une prestation qui lui vaut le prix Jean Gabin un an plus tard. Il y a des jours... et des lunes marque en 1990 le début d'une fructueuse collaboration avec Claude Lelouch qui se poursuivra avec l'ambitieux La Belle histoire et la comédie à succès Tout ça... pour ça ! en 1993.

L'acteur forme avec son vieux complice Gérard Darmon un tandem de paumés attachants dans Gaspard et Robinson de Tony Gatlif en 1990, mais c'est une autre histoire d'amitié sur fond de chômage qui apporte à Vincent Lindon la consécration : La Crise de Coline Serreau. Face à Patrick Timsit en clochard envahissant, sa composition de cadre déprimé lui vaut une nomination au César du Meilleur acteur. On le retrouve alors au générique de plusieurs films à résonance sociale comme ceux de Pierre Jolivet -le polar Fred et la comédie Ma petite entreprise, pour laquelle il est de nouveau nommé au César en 2000- ou Chaos, nouveau succès de Serreau.

A l'aube des années 2000, Vincent Lindon est l'un des comédiens les plus sollicités du cinéma français. En 1997, Benoît Jacquot lui ouvre les portes du cinéma d'auteur avec Le Septieme Ciel, radiographie d'un couple dans lequel l'acteur donne la réplique à Sandrine Kiberlain. Acceptant un périlleux rôle de travesti dans L'Ecole de la chair du même Jacquot, il est dirigé par l'exigeante Claire Denis dans Vendredi soir en 2002. Vincent Lindon n'en continue pas moins de briller dans la comédie, comme en témoignent ses prestations dans Belle Maman (1999), Mercredi folle journée de Pascal Thomas, Le Coût de la vie (2003) ou encore, en 2004, La Confiance règne de Chatiliez.

Avec La Moustache d'Emmanuel Carrère (2005), il incarne un homme en quête d'identité après avoir rasé la moustache qu'il a toujours portée. Il campe de nouveau un personnage sensible avec Selon Charlie de Nicole Garcia, où il interprète le séducteur d'un village parmi six autres destins entrecroisés. Il retrouve l'année suivante Sandrine Bonnaire pour Je crois que je l'aime, de l'un de ses réalisateurs fétiches, Pierre Jolivet. En 2007, il donne à nouveau la réplique à Emmanuelle Devos (après La Moustache) pour Ceux qui restent, où tous deux incarnent les conjoints de personnes malades. Il aborde un registre plus léger en 2008 en donnant de la voix pour le film d'animation Chasseurs de dragons, et traverse ensuite la Manche pour interpréter un jeune divorcé tombant amoureux de Virginie Ledoyen dans la comédie romantique Mes amis, mes amours.

Après avoir fait sortir Diane Kruger de prison dans le premier film de Fred Cavayé, Pour elle, Vincent Lindon se glisse dans la peau d'un maître nageur pour les besoins de Welcome, sa première collaboration avec Philippe Lioret.

Firat Ayverdi
Firat Ayverdi.jpg
Ce jeune acteur dont c'est le premier film n'a pas encore de biographie disponible
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 18:28
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Réalisé par Zack Snyder
Avec Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Malin Akerman .
Film américain, britannique.
Genre : Science fiction, Drame, Action
Durée : 2h 43min.
Année de production : 2008
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : Watchmen
Distribué par Paramount Pictures France


Synopsis:
Aventure à la fois complexe et mystérieuse sur plusieurs niveaux, "Watchmen - Les Gardiens" - se passe dans une Amérique alternative de 1985 où les super-héros font partie du quotidien et où l'Horloge de l'Apocalypse -symbole de la tension entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique- indique en permanence minuit moins cinq.

Lorsque l'un de ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, un justicier masqué un peu à plat mais non moins déterminé, va découvrir un complot qui menace de tuer et de discréditer tous les super-héros du passé et du présent.

Alors qu'il reprend contact avec son ancienne légion de justiciers -un groupe hétéroclite de super-héros retraités, seul l'un d'entre-eux possède de véritables pouvoirs- Rorschach entrevoit un complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura des conséquences catastrophiques pour le futur.

Leur mission est de protéger l'humanité... Mais qui veille sur ces gardiens ?



Mon avis:
Un très joli emballage à l'extérieur et l'obscurité complète à l'intérieur.
Sous un discours des plus fumeux et brouillé on sent vite venir l'arnaque.
C'est joli comme tout.
L'image et les décors sont superbes.

Il y a de belles musiques qui nous rappellent les années soixante dix "underground" et contestataires
L'intérêt s'arrête là car en décortiquant un peu le contenu on y sent poindre des idées lourdes, fascisantes même.

Tout ça est superbement déguisé comme les clowns qui s'exhibent en pyjama sur l'écran.
Cette adaptation fumeuse d'une BD qui l'est tout autant est confuse, lourdingue; parfois pénible .

En plus ça dure près de trois heures cette horreur.
Sinon, c'est joli, esthétiquement parlant, dommage!
A éviter: "Soap-fiction" frelaté!

Vidéos:


Biographies:
Zack Snyder
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Réalisateur, Producteur, Scénariste américain

Né le 1er Mars 1966, le réalisateur Zack Snyder signe son premier film avec L'Armée Des Morts en 2004.
Deux ans plus tard, il continue sur le même registre avec le film 300. En 2008, il réalise le film de science-fiction Watchmen - Les Gardiens et enchaîne avec les tournages des films Guardians Of Ga'Hoole et Sucker Punch.
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 19:45
Last Chance for Love.jpg

Date de sortie : 04 Mars 2009
Réalisé par Joel Hopkins
Avec Dustin Hoffman, Emma Thompson, Kathy Baker
Film américain.
Genre : Comédie dramatique, Romance
Durée : 1h 33min.
Année de production : 2008
Titre original : Last Chance Harvey
Distribué par La Fabrique de Films

Synopsis:
Alors qu'il passe quelques jours à Londres pour assister au mariage de sa fille, un Américain d'une cinquante d'années, divorcé et malchanceux dans le travail rencontre par hasard une Londonienne tout aussi seule que lui, qui pour de son côté subit la tyrannie de sa mère.

Ils feront un bout de chemin ensemble et plus si affinités...


Mon avis: Au départ une histoire pas vraiment drôle mais des personnages que les talents de Dustin Hoffman et Emma Thompson vont nous rendre sympathiques, attachants.
Une scénario tout simple mais séduisant et qui nous fait croire à du cinéma.
Saisir sa chance d'être amoureux à cinquante ans quand tout s'est écroulé autour de soi..
Le pari est presque impossible mais s'il reste une toute petite chance alors?.
On peut marcher, chez moi ça a fonctionné.

L'intrigue est relativement bien construite.
On finit par se laisser guider dans cette comédie douce, parfois amère.
Ce n'est pas une merveille mais la prestation des acteurs est remarquable.
On peut voir.

Vidéos:


Biographies:
Joel Hopkins:

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Originaire de Londres, le réalisateur et scénariste Joel Hopkins fait des débuts très remarqués avec Jorge mais c'est surtout son film Jump Tomorrow qui remporte de nombreux prix dans son pays entre 2001 et 2002.
En 2008, il réalise la comédie romantique Last Chance For Love avec Emma Thompson et Dustin Hoffman.
Filmographie sélective
2008 -
Last Chance For Love (Réalisateur, Scenariste)
2004 -
Mariage Et Conséquence (Réalisateur)
1998 -
Jorge (Réalisateur, Scenariste)
Jump Tomorrow (Réalisateur, Scenariste)

Emma Thompson:
emma thomson.jpg
Actrice, Scénariste britannique
Née le 15 Avril 1959 à Londres (Grande-Bretagne)
Actuellement au cinéma dans : Last Chance for Love
Fille du producteur de télévision Eric Thompson et de l'actrice de théâtre Phyllida Law.

Emma Thompson commence à jouer dès l'université (à Cambridge) dans une troupe de théâtre baptisée les "Cambridge Footlights". Après une première expérience à la télévision, avec certains membres de sa troupe (Stephen Fry et Hugh Laurie), elle débute sur les planches dans une comédie musicale, Me and My Girl, donnant la réplique à Robert Lindsay. En 1988, elle remporte un British Academy Award pour son travail dans Tutti Frutti et Fortunes of War, produits par la BBC.

C'est sur cette dernière fiction qu'Emma Thompson rencontre Kenneth Branagh, en 1987. Deux ans plus tard, il lui propose le rôle de la Reine Catherine de France dans Henry V, adaptation d'une oeuvre de Shakespeare. L'acteur-réalisateur et la comédienne se marient peu après la sortie du film. Emma Thompson joue alors dans beaucoup de films de son mari, comme Dead again en 1991, Peter's Friends en 1992, ou encore Beaucoup de bruit pour rien l'année suivante. Parallèlement à sa carrière cinématographique, elle apparaît dans plusieurs productions télévisuelles, comme la célèbre série Cheers.

C'est toutefois au cinéma que l'actrice va trouver la consécration. En 1992, elle remporte l'Oscar de la Meilleure actrice en donnant la réplique à Anthony Hopkins dans Retour à Howards End. En 1993, elle est nommée deux fois : pour son mémorable rôle de gouvernante dans Les Vestiges du jour et pour son rôle d'avocate convaincue de l'innocence d'un supposé terroriste de l'IRA dans Au nom du pere, récompensé par l'Ours d'Or à Berlin. En 1995, elle elle la vedette de l'adaptation d'un roman de Jane Austen : Raison et sentiments. Le film rencontre un large succès auprès du public et l'actrice est couronnée par l'Oscar de la Meilleure adaptation. Elle est, à ce titre, la seule actrice à ce jour à avoir remporté l'Oscar de la meilleure actrice et celui du meilleur scénario adapté.

En 1995, Emma Thompson divorce de Kenneth Branagh, et commence une nouvelle relation avec Greg Wise, rencontré sur le tournage de Raison et sentiments. Dès lors, elle alterne des films plus intimistes, comme L'Invitée de l'hiver, donnant la réplique à Alan Rickman, et des productions hollywoodiennes, comme la satire politique Primary Colors. Elle s'illustre ensuite aux génériques de Wit, de la comédie Love actuallyet d'Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, où elle retrouve sept ans après L'Invitée de l'hiver son partenaire Alan Rickman. Un an après avoir incarnée l'étrange Nanny McPhee (2006), elle est à l'affiche de L'Incroyable destin de Harold Crick, aux côtés de Will Ferrell ou Dustin Hoffman, qu'elle retrouve en 2009 dans Last Chance for Love. Entre temps, Emma Thompson sera repassée donner des cours à Poudlard (Harry Potter et l'Ordre du Phénix), avant de faire une courte apparition dans Je suis une légende.

Dustin Hoffman:
Dustin Hoffman.jpg
Acteur, Producteur américain
Né le 8 Août 1937 à Los Angeles, Californie (Etats-Unis)
Actuellement au cinéma dans : Last Chance for Love, La Légende de Despereaux, Kung Fu Panda
Fils d'un décorateur de plateau, Dustin Hoffman étudie l'art dramatique à la Pasadena Community Playhouse, puis part à New York suivre les cours du célèbre Lee Strasberg, à l'Actor's Studio. En 1964, il fait ses débuts sur les planches, dans une pièce de Samuel Beckett, En attendant Godot.

Alors qu'il joue Eh ? à Broadway, Mike Nichols le remarque et lui offre le rôle principal du Laureat (1967), qui lui vaut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur. Le succès qu'il remporte alors lui permet de profiter des fastes années 70 du cinéma américain, et, variant les registres, de multiplier les tournages de films dont la plupart sont depuis devenus des classiques du 7ème art. Il incarne ainsi l'escroc Ratso Rizzo dans Macadam cowboy (1969), joue dans Little Big Man (1970), les Chiens de paille (1971) de Sam Peckinpah, Papillon (1973), aux côtés de Steve McQueen, Lenny de Bob Fosse (1974)... Peu après, il se glisse dans la peau du journaliste du Washington Post Carl Bernstein dans Les Hommes du president d'Alan J. Pakula, avant de subir un véritable calvaire entre les mains du dentiste tortionnaire Laurence Olivier, dans le glaçant Marathon man (1976). En 1979, le film de Robert Benton, (1979), lui rapporte son premier Oscar de meilleur acteur.

Travesti en femme pour interpréter le comédien au chômage de Tootsie (1982), l'acteur émeut en autiste prodige chaperonné par Tom Cruise, dans Rain Man (1988). Deux grands succès, qui lui valent une nouvelle nomination à la statuette du meilleur acteur (Tootsie) puis un deuxième Oscar pour Rain Man en 1989. On retrouve dès lors Dustin Hoffman, toujours irréprochable, dans des films moins marquants, comme Hook ou la revanche du Capitaine Crochet de Steven Spielberg (1990), ou Alerte de Wolfgang Petersen (1995), même s'il s'illustre en 1992 dans le satirique Héros malgré lui de Stephen Frears. Retour à un ton polémique en 1997 avec Mad City de Costa-Gavras, et Des hommes d'influence de Barry Levinson, dans lequel l'acteur incarne un cynique producteur hollywoodien. En 1999, l'acteur endosse la soutane pour le Jeanne d'Arc de Luc Besson, se faisant ensuite plus discret durant quelque temps, avant un retour amorcé en 2003.

Enchaînant les tournages à un rythme de plus en plus soutenu, parfois pour de simples apparitions (Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire), il campe un directeur de théâtre pince-sans-rire et débonnaire dans Neverland, avant de retrouver la même année Robert De Niro à l'affiche d'une pure comédie, Mon beau-père, mes parents et moi, et de s'adjoindre à l'impressionnant casting du quatrième film de David O. Russell, J'adore Huckabees. En 2006, il joue dans Le Parfum : histoire d'un meurtrier de Tom Tykwer avant de jouer dans L'Incroyable destin de Harold Crick de Marc Forster. Particulièrement fier du film, il collabore à nouveau avec son scénariste, Zach Helm, pour son premier film, la comédie fantastique Le Merveilleux magasin de Mr Magorium. En 2009, il est de retour dans une comédie romantique, partageant l'affiche avec Emma Thompson dans Last Chance for Love, et en prêtant sa voix au rat marginal Roscuro dans le film d'animation La Légende de Despereaux.
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 21:41
harvey milk.jpg

Réalisé par Gus Van Sant
Avec Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch
Film américain.
Genre : Biopic, Drame
Durée : 2h 7min.
Année de production : 2008
Titre original : Milk
Distribué par SND

Synopsis:
Le film retrace les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk.

Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie.
Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie.

Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.


Mon avis:Le nouveau film de Gus van Sant a valu 8 nominations aux Oscars à son réalisateur.

Le propos, d'un point de vue purement historique est intéressant car le personnage a participé par son militantisme à l'évolution des mentalités aux USA et dans le monde entier.

Pas grand chose à dire sinon que le propos est lassant et provoque le "baillement " quasi systématique du spectateur.

On finirait presque par se désintéresser de cette histoire qui aurait mérité moins de répétitions et de scènes inutiles qui ne font qu'apesantir le propos.
Seule l'interprétation de Sean Penn est remarquable .
Il a mérité son oscar.
Quand au film...

Ce biopic long et redondant est une sorte de "Pudding" plutôt indigeste qui ne sert pas vraiment la cause qu'il est censé défendre.
On peut éviter

Vidéos:


Biographies:
Gus Van Sant

Gus Van Sant.jpg


Réalisateur, Acteur, Producteur, Producteur exécutif, Scénariste, Monteur, Mixage, Ingénieur du son américain
Né le 24 Juillet 1952 à Louisville, Kentucky (Etats-Unis)
Actuellement au cinéma dans : Harvey Milk, Mala Noche, Elephant

Passionné de peinture dès son plus jeune âge, Gus Van Sant est diplômé de la Rhode Island School of Design en 1970. Après avoir voyagé plusieurs années en Europe, il s'installe en 1976 à Los Angeles, où il se prend bientôt d'affection pour la population marginale, source d'inspiration de plusieurs de ses films.

Assistant de production auprès de Ken Shapiro, et auteur de nombreux courts, Van Sant réalise et produit en 1985 son premier long métrage, Mala Noche, romance homosexuelle filmée en 16 mm et en noir blanc, primée par l'Association des critiques de Los Angeles. Courtisé par Universal, le réalisateur choisit pourtant de partir à Portland où il peut enfin concrétiser d'anciens projets de films. Contant la dérive d'une bande de junkies dans Drugstore cowboy (1989), inspiré de l'univers de Burroughs, il brosse le portrait de deux prostitués dans My Own Private Idaho (1992). Avec ces deux oeuvres très personnelles, dans lesquelles brillent Matt Dillon, River Phoenix et Keanu Reeves, Van Sant s'impose comme l'un des cinéastes indépendants les plus originaux et prometteurs.

Après l'échec du psychédélique Even cowgirls get the blues, Van Sant tourne pour la Columbia Prête à tout, satire féroce qui vaut à Nicole Kidman le Golden Globe de la Meilleure actrice en 1996. La notoriété du cinéaste grandit encore avec le succès critique et public de Will hunting. Cette chronique, autour d'un jeune délinquant sauvé par un prof de maths, est récompensée par deux Oscars, dont l'un attribué aux scénaristes en herbe Matt Damon et Ben Affleck. Sur un thème voisin, Van Sant signera en 2000 A la rencontre de Forrester avec Sean Connery.

Se réclamant de Chantal Akerman et Bela Tarr, Gus Van Sant se tourne ensuite vers un cinéma plus expérimental : après un intrigant remake plan par plan (et en couleurs) de Psychose en 1998, il signe une série d'oeuvres méditatives, qui sont autant de réflexions sur l'adolescence : Gerry (2002), ou l'hypnotique traversée de deux amis dans le désert californien, Elephant, évocation de la tuerie du lycée de Columbine, qui obtient la Palme d'or et le Prix de la mise en scène à Cannes en 2003, Last days (2005), dans lequel il explore la fascination exercée par le suicide de l'icône grunge Kurt Cobain, puis Paranoid Park (2007), plongée mélancolique dans l'univers des skaters de Portland. Van Sant reçoit à Cannes un prix saluant ce dernier film mais aussi l'ensemble de son oeuvre. Il revient ensuite à une narration plus traditionnelle avec Harvey Milk, portrait du premier élu américain ouvertement gay, film 8 fois nommé aux Oscars en 2009.

Sean Penn
Sean Penn.jpg
Réalisateur, Acteur, Producteur, Producteur exécutif, Scénariste américain
Né le 17 Août 1960 à Santa Monica, Californie (Etats-Unis)
Actuellement au cinéma dans : Harvey Milk, Into the Wild, Persepolis
Fils du réalisateur et comédien Leo Penn et de l'actrice Eileen Ryan, Sean Penn, frère aîné de Chris Penn, est formé au Group Repertory Theatre de Los Angeles. Il y aborde la comédie et la mise en scène, et se consacre au théâtre. Après quelques apparitions à la télévision, le comédien décroche, en 1981, un rôle dans Taps de Harold Becker, un film qui révèle également Tom Cruise. N'abandonnant pas pour autant le théâtre, Sean Penn accumule les premiers rôles, jouant sous la direction de John Schlesinger (Le Jeu du faucon) ou Louis Malle (Crackers, resté inédit en France).

En 1986, il épouse Madonna qui lui donne la réplique dans la comédie policière Shanghai surprise (1986). L'échec commercial et critique du film n'empêche pas Sean Penn de s'imposer à Hollywood. Il campe le fils de Christopher Walken dans Comme un chien enragé (1985) et s'illustre en nouvelle recrue policière dans Colors de Dennis Hopper. Un tempérament fort, rebelle, lui permet de composer les "violents" (il est un soldat américain violeur dans Outrages et le condamné à mort de La Dernière marche) ou les loosers magnifiques (She's so lovely avec sa deuxième épouse Robin Wright Penn). Cyniques et manipulateurs, les personnages qu'il campe appartiennent aussi bien au film noir (L'Impasse, U-Turn, ici commence l'enfer), au thriller (The Game), qu'au film de guerre (La Ligne rouge).

Comédien reconnu et consacré (Prix d'interprétation au Festival de Cannes 1997), Sean Penn mène aussi une carrière de cinéaste. Il réalise en 1991 son premier long métrage, The Indian runner, dont il signe également le scénario. Pour son deuxième film, Crossing guard, il dirige Jack Nicholson en père de famille vengeur et désespéré. Il retrouve ce dernier pour les besoins de The Pledge, un drame policier adapté d'un roman de Friedrich Dürrenmatt et présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2001. Se faisant plus rare à l'écran, Sean Penn accepte toutefois de tourner sous la direction de Clint Eastwood dans Mystic river (2003), pour lequel il obtient l'Oscar du meilleur acteur en 2004. Face à Kevin Bacon et Tim Robbins, il incarne un père endeuillé sur le point de commettre l'irréparable. Délibérément à l'écart du cinéma hollywoodien et des grands studios, l'acteur s'épanouit dans des productions indépendantes comme 21 grammes (2004) d'Alejandro González Inárritu et The Assassination of Richard Nixon (id.), où il donne sa chance au réalisateur Niels Mueller. Il fait équipe pour la première fois avec Sydney Pollack en 2005 pour le thriller politique L' Interprète aux côtés de la prolifique Nicole Kidman.

Sean Penn retourne derrière la caméra en 2007 et permet à Emile Hirsch d'obtenir son premier très grand rôle grace à Into The Wild, épopée tragique au milieu des paysages indomptables des Etats-Unis. Les choix d'acteurs de Sean Penn sont dans le même temps toujours plus prestigieux. Il est désormais attendu en Harvey Milk, dans la biographie par Gus Van Sant de l'homme politique américain, militant pour les droits civiques des homosexuels assassiné en 1978 à San Francisco. Sean Penn retrouve ensuite Terrence Malick pour Tree of Life, un ambitieux projet métaphysique.
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 19:34
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Réalisé par Clint Eastwood
Avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her
Film américain.
Genre : Drame, Thriller
Durée : 1h 55min.
Année de production : 2008
Distribué par Warner Bros. France

Synopsis:
Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés.

Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières.

Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage...

Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino...

Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne.
Lorsque le jeune et timide Thao tente de la lui voler sous la pression d'un gang, Walt fait face à la bande, et devient malgré lui le héros du quartier. Sue, la soeur aînée de Thao, insiste pour que ce dernier se rachète en travaillant pour Walt.

Surmontant ses réticences, ce dernier confie au garçon des "travaux d'intérêt général" au profit du voisinage. C'est le début d'une amitié inattendue, qui changera le cours de leur vie.

Grâce à Thao et sa gentille famille, Walt va découvrir le vrai visage de ses voisins et comprendre ce qui le lie à ces exilés, contraints de fuir la violence... comme lui, qui croyait fermer la porte sur ses souvenirs aussi aisément qu'il enfermait au garage sa précieuse Gran Torino...

Mon avis:
A une certaine époque les films de Clint Eastwood n'étaient pas du tout ma "tasse de thé".
Depuis quelques années j'ai totalement changé d'avis .
Je trouve qu'il vieillit sacrément bien.
Comme quoi on peut se bonifier en vieillissant.
Il signe ici un vrai grand et beau film.

Le personnage principal est au départ totalement antipathique, raciste, bas de plafond etc...
Puis le miracle s'accomplit.

Un concours de circonstances va le faire rencontrer ces gens qu'il s'efforçait d'éviter : les étrangers de la maison voisine, "les niakoués" comme il dit.
Le vieux facho "rugueux" intolérant va se lier d'amitié avec cette famille et ce jeune chinois jusqu'à considérer ce dernier un peu comme son propre fils.
Progressivement il s'aperçoit qu'il a plus envie de partager avec eux le petit bout de chemin qu'il lui reste à faire qu'avec ses propres enfants.

C'est un hymne à la tolérance à la rencontre de l'autre.
Eastwood nous propose ici un film intelligent, subtil, souvent drôle, sensible, émouivant.
Gran Torino est un magnifique pamphlet contre l'intolérance, le repli sur soi et la discrimination


A voir sans aucun doute.
Vidéos:


Biographies:
Clint Eastwood:

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Réalisateur, Acteur, Producteur, Compositeur, Compositeur (chansons du film) américain
Né Clinton Eastwood, le 31 Mai 1930 à San-Francisco, Californie (Etats-Unis)
Actuellement au cinéma dans : Gran Torino, L'Echange, Million Dollar Baby
Né d'un père comptable, le jeune Clinton mène avec ses parents une vie de nomade. Il fait des petits boulots sans grande conviction, puis part à l'armée, où ses rencontres l'amènent à travailler chez Universal. Il fait sa première apparition à l'écran en 1955 dans La Revanche de la creature, puis enchaîne les petits rôles anecdotiques.

Son ascension débute avec un rôle dans le feuilleton Rawhide. Entre 1956 et 1958, il apparaît successivement dans Ne dites jamais adieu, La Corde est prête, Escapade au Japon, et C'est la guerre. C'est grâce à Sergio Leone et la trilogie Pour une poignee de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la brute et le truand qu'il devient très populaire. Devenue une star en quelques année, Eastwood crée sa propre maison de production, Malpaso, et s'offre un peu d'indépendance. De sa rencontre avec Don Siegel naît une belle amitié et une longue collaboration (cinq films, dont Les Proies, L'Inspecteur Harry ou encore L' Evade d'Alcatraz).

Profitant du succès de Quand les aigles attaquent, Eastwood, qui se spécialise dans les westerns et les films policiers, passe derrière la caméra en 1971 avec Un frisson dans la nuit. L'année suivante, L'Inspecteur Harry (qui aura quatre suites), dans lequel il incarne un flic violent, le consacre encore plus auprès du grand public. Il continue alors de réaliser et de jouer dans ses propres films : L' Homme des hautes plaines (1972), Josey Wales hors la loi (1976) ou encore Honkytonk man.

Bird, film sur la vie de Charlie Parker, confirme la passion du réalisateur pour le jazz. En 1992, son western Impitoyable, à l'ambiance crépusculaire, est plébiscité par ses pairs : le film remporte quatre Oscars dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. L'acteur/réalisateur, âgé de 65 ans, est au sommet et fait preuve, les années passant, d'une maturité qui grandit son cinéma. Avec toujours la double casquette de réalisateur et acteur, il bouleverse dans Sur la route de Madison puis enchaîne avec Minuit dans le jardin du bien et du mal, Juge coupable, Space Cowboys et Créance de sang.

En 2003, Clint Eastwood signe le drame Mystic River, porté par Sean Penn, Tim Robbins et Kevin Bacon, qui lui fait monter les marches du Festival de Cannes pour la quatrième fois. Deux ans plus tard, avec le drame Million dollar baby, le cinéaste remporte à nouveau, douze ans après Impitoyable, l'Oscar du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. Le succès du film est total, ses comédiens Hilary Swank et Morgan Freeman étant sacrés Meilleure actrice et Meilleur second rôle masculin. Clint Eastwood change alors de registre et décide de réaliser un dyptique autour de la bataille d'Iwo Jima : Mémoires de nos pères pour le point de vue américain, et Lettres d'Iwo Jima pour le point de vue japonais. En 2008, cette légende du cinéma enchaine la réalisation de deux films, L'Echange, drame emmené par Angelina Jolie, et Gran Torino, qui marque son grand retour devant la caméra.

Bee Vang
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C'est la première expérience cinématographique de ce jeune acteur de 17 ans.
Originaire de Fresno(Californie), Vang suivait des cours à l'université du Minnesota et comptait y démarrer une formation médicale lorsqu'il auditionna pour le rôle de Thao.
Sélectionné parmi plusieurs centaines de jeunes, son expérience se limitait à une participation à un atelier Théâtral local.
Musicien doué, de formation classique, Bee Vang a étudié le piano, le hautbois, la viole et la flùte.
Il a décidé de surseoir à ses études médicales afin de poursuivre sa carrière d'acteur.

Ahney Her
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Première expérience cinématographique pour Ahney qui incarne la jeune soeur de Thao. Elle n'a que 16 ans lorsqu'elle est engagée pour ce rôle.
Ahney Her a passé trois ans dans une école d'art dramatique locale mais espère aller à l'université afin de s'orienter vers la photo et la décoration d'intérieur.
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 18:43
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Réalisé par Claude Chabrol
Avec Gérard Depardieu, Clovis Cornillac, Jacques Gamblin
Film français.
Genre : Policier, Drame, Thriller
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2009
Distribué par TFM Distribution

Synopsis:
Comme chaque année à la belle saison, le commissaire Paul Bellamy vient séjourner à Nîmes dans la maison de famille de sa femme Françoise qui rêve de croisières au bout du monde...

Paul ne peut se passer de Françoise, mais il déteste les voyages.

Un double prétexte le cloue sur place : l'arrivée inopinée de Jacques son demi-frère, aventurier au petit pied, porté sur la bouteille ; et l'apparition d'un homme aux abois qui lui réclame sa protection.

Dans son désir empathique d'aider les uns et les autres, si possible en restant sur place, Paul leur consacrera son temps et ses efforts. Sa curiosité naturelle à enquêter y trouvera son compte.

Sa position de frère aîné lui donnera davantage de fil à retordre...

L'homme aux abois dont Paul va s'occuper, c'est Noël Gentil, un quadragénaire effrayé qui se terre dans un motel des faubourgs.

Endetté jusqu'au cou, dans l'impossibilité de payer les crédits de la maison où vit son épouse, il se ronge de ne pouvoir honorer la promesse faite à sa maîtresse de l'emmener au bout du monde.

Noël Gentil craint la police. Il craint de se montrer. Il craint d'avoir tué. Qui ? Il ne dit pas.

Cantonné dans l'angoisse et les approximations, il intéresse Bellamy au plus haut point...

C'est une enquête en solo que Paul va mener, secondé par Françoise son épouse, que l'histoire stimule et mobilise, redonnant par la même occasion un coup de fouet à leur couple tandem dont Jacques le frère cadet, amoureux de Françoise et envieux de son frère, est horriblement jaloux...
Il est plus facile d'aider les autres que les membres de sa famille, c'est une des clés du film...


Mon avis:
Avec ce "Bellamy" la "nouvelle vague" a un sacré paquet de" "marées" de retard depuis les années soixante et beaucoup de plomb dans l'aile.
Sincères condoléances.

Chez Chabrol "les crus" sont comme le bon vin: il y a les bonnes et les mauvaises années ..(on est rendu à la piquette avec ce navet)
Depuis pas mal de temps déjà ; je trouve les films de Chabrol très décevants...

Certains se sont laissés aller à lui faire croire il y a quelques années qu'il serait notre Hitchcok Français.
Depuis on a droit régulièrement à une série de films tous plus mégalo les uns que les autres.

Cette fois on est tombé très bas malgré un casting prestigieux, on a droit à un télé-film bas de gamme.
Du sous "Derrick" des plus mauvais épisodes avec notre "Depardiou" qui se prend pour "maigret. (Gabin l'avait admirablement interprété autrefois mais avec de vrais bons scénars)
Affligeant.

L'intrigue est totalement inintéressante et toute cette histoire à laquelle je n'ai pas cru une seconde m'a inspiré un ennui profond..
J'ai failli m'endormir une bonne dizaine de fois.

Faites comme vous voulez mais à mon avis..
...plutôt à éviter..
.ou attendez que ça passe à la télé..
(approprié pour les soirs d'insomnie).

Vidéos:


Biographies:

Claude Chabrol

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Réalisateur, Acteur, Producteur, Scénariste, Dialoguiste, Directeur artistique français
Né le 24 Juin 1930 à Paris (France)
Actuellement au cinéma dans : Bellamy, Lucifer et moi, Landru
Fils de pharmacien, Claude Chabrol tient un ciné-club dans la Creuse pendant la guerre. De retour à Paris, il suit des études de droit et de lettres, mais fréquente surtout assidument les cinémas de la ville. Il y côtoie de jeunes passionnés avec qui il participe à l'aventure des Cahiers du cinéma de 1952 à 1957, et rencontre romancier Paul Gégauff, dont l'influence le détourne de son éducation bourgeoise. Attaché de presse à la Fox, il profite d'un héritage de son épouse pour produire Le Coup du berger (1957) de Rivette et réaliser Le Beau Serge (1958), son premier long métrage. En grande partie autobiographique, ce film-clé de la Nouvelle vague, prix Jean Vigo, est un beau succès public et critique.

Le destin du cinéaste est alors lié à ceux de Gégauff, fidèle coscénariste, et de Stéphane Audran qu'il épouse en secondes noces et dirigera à 23 reprises. Remportant l'Ours d'or à Berlin en 1959 pour son deuxième opus, Les Cousins, il rencontre des succès divers avec ses films suivants : Les Bonnes Femmes (1960) et L'Oeil du malin déconcertent les spectateurs, plus séduits par Landru (1962) ou le parodique Le Tigre aime la chair fraîche. A la fin de la décennie, sa collaboration avec le producteur André Génovès lui permet de revenir à des oeuvres plus personnelles, comme La Femme infidèle, Le Boucher ou Que la bête meure (1969). Le cinéaste y règle ses comptes avec la bourgeoisie de province et ses faux-semblants à travers des récits de crimes et d'adultères.

Bénéficiant de la présence de Belmondo, le satirique Docteur Popaul est, en 1972, l'un des plus gros succès publics du réalisateur, qui tente à la même époque des incursions dans le thriller politique (Nada) et le fantastique (Alice ou la Derniere fugue). Mais Chabrol est plus à son affaire lorsqu'il adapte des romans policiers ou s'inspire de faits divers, comme pour Violette Noziere, qui, en 1978, marque le début d'une fructueuse collaboration avec Isabelle Huppert. Dans les années 80, le réalisateur tourne une série de polars aux allures de jeux de massacre, et signe ainsi, avec le concours de grands comédiens, une savoureuse galerie de portraits : Serrault en assassin méthodique dans Les Fantômes du chapelier, Poiret en inspecteur gourmet dans Poulet au vinaigre, ou encore Noiret en vedette de télé cynique dans Masques.

Par la suite, c'est pourtant avec de grands personnages de femmes que le cinéma de Chabrol trouve un nouveau souffle. Si le réalisateur offre à Marie Trintignant son plus beau rôle dans Betty (d'après Simenon, 1992), c'est Isabelle Huppert qui incarne le plus souvent ces héroïnes, tantôt victimes d'une société oppressante (Une affaire de femmes en 1988, Madame Bovary en 1991) tantôt criminelles perverses (Merci pour le chocolat) ou femme à la fois manipulatrice et manipulée (L'Ivresse du pouvoir). En 1995, La Cérémonie, adaptation d'un polar de Ruth Rendell, constitue un sommet de l'art chabrolien, entre peinture sociale et étude de cas clinique.

Le maître s'intéresse ensuite à la jeunesse, faisant appel à Benoît Magimel pour La Fleur du mal (2003), La Demoiselle d'honneur et La Fille coupée en deux, dans lequel figure aussi Ludivine Sagnier. Ignoré par les Césars mais chéri par la critique, le malicieux Chabrol est devenu au fil des ans un personnage médiatique paradoxal, affichant sur les plateaux de télévision une bonhomie qui n'a d'égale que la noirceur de ses films. En 2008, alors qu'il fête ses 50 ans de carrière, il tourne pour la première fois avec un autre monument du cinéma français, Gérard Depardieu (Bellamy).


Odile Barski
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Scénariste
(France)
Actuellement au Cinéma dans : Bellamy
Mère d'Adrienne Pauly et de Rodolphe Pauly, Odile Barski a d'abord suivi des études de sociologie avant de devenir scénariste pour la télévision et le cinéma. Elle écrit son premier scénario en 1978 pour Violette Nozière de Claude Chabrol. Ce film marque le début d'une longue collaboration avec le réalisateur français. Odile Barski est l’auteur des scénarios de : Le Sang Des Autres (1984), Masques (1986) avec Philippe Noiret, Le Cri Du Hibou l’année suivante et Docteur M. en 1990.

Il faut attendre 1998 pour qu’Odile Barski retrouve Claude Chabrol pour Au Coeur Du Mensonge, comédie dramatique avec Sandrine Bonnaire, Jacques Gamblin et Antoine De Caunes. Elle collabore une septième fois avec le réalisateur pour L'Ivresse Du Pouvoir, inspiré de l’affaire Elf, avec Isabelle Huppert, François Berléand et Patrick Bruel.

Entre ses collaborations avec Claude Chabrol, Odile Barski a travaillé avec un certain nombre de cinéastes. En 1980, elle a écrit le scénario des films Le Coeur à L'Envers, réalisé par Franck Apprederis, Si Ma Gueule Vous Plaît... (sorti en 1981), une comédie de Michel Caputo avec Michel Galabru et Bernadette Lafont.
Odile Barski est également dialoguiste. Elle a écrit, entre autre, ceux de Sans Un Cri, de la réalisatrice Jeanne Labrune.

En plus de ses scénarios pour le grand écran, Odile Barski a écrit de nombreux scripts pour le petit écran. Dès 1978, elle rédige le scénario d’un épisode de la série « Madame le juge ». On peut également citer « Jo et Milou »(1992), de Josée Dayan, avec Florent Pagny et Jean-Claude Dreyfus, « Antoine » (1996) réalisé par Jérôme Foulon, avec Zabou Breitman et Aurélien Recoing, Zaide, Un Petit Air De Vengeance (1999) téléfilm pour lequel elle retrouve Josée Dayan, qui met en scène Jeanne Moreau, Guillaume et Julie Depardieu, Mathieu Amalric et Denis Podalydès, ou encore pour la fiction L'Affaire Dominici, avec Michel Serrault et Michel Blanc, inspiré d’un fait divers.

En plus de son travail pour le cinéma et la télévision, Odile Barski est l’auteur de plusieurs romans, dont « L’entorse », « Le Comte Thérèse » et « Et tout à coup ce rouge », paru en 2007.
Cette même année, Odile Barski est membre du jury du Festival du cinéma américain de Deauville, présidé par André Techiné.

Elle travaille sur les scénarios de Claude Chabrol en 2005 et 2008 pour les films L'Ivresse Du Pouvoir et Bellamy. Elle écrit également La Fille Du Rer pour André Téchiné en 2008.

Gérard Depardieu
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Réalisateur, Acteur, Acteur de doublage, Producteur, Producteur délégué, Producteur exécutif français
Né le 27 Décembre 1948 à Châteauroux (France)
Actuellement au cinéma dans : Bellamy, Les Enfants de Timpelbach, Diamant 13
Issu d'un milieu modeste (son père est tôlier-formeur), Gérard Depardieu grandit au milieu de cinq frères et soeurs. Après une adolescence difficile, qui le voit flirter avec la délinquance, il se découvre une passion pour le théatre lors d'un voyage à Paris. Elève de Jean-Laurent Cochet, il fait ses premiers pas au cinéma en 1970 dans Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques de Michel Audiard.

Gérard Depardieu est révélé en 1974 par son rôle de gentil voyou en cavale dans Les Valseuses, fable libertaire de Blier avec Patrick Dewaere et Miou-Miou. L'année suivante, le succès du thriller médical Sept morts sur ordonnance permet au comédien, jusqu'alors abonné aux rôles de loubards, de montrer l'étendue de son répertoire. Tournant avec de grands réalisateurs italiens (1900 de Bertolucci en 1976, La Dernière Femme du provocateur Ferreri), Depardieu passe avec aisance de l'univers de Marguerite Duras (Le Camion en 1977) à celui de Zidi (Inspecteur la Bavure en 1980).

Tout en poursuivant sa collaboration avec Blier, du grinçant Tenue de soirée à l'émouvant Trop belle pour toi en 1989, Gérard Depardieu devient le compagnon de route de plusieurs grands noms du cinéma d'auteur français : alter ego de Pialat, qui le fait tourner quatre fois, il obtient le Prix d'interprétation à Venise pour Police en 1985, et campe un abbé rongé par le doute dans Sous le soleil de Satan. Cobaye de l'expérimentateur Resnais dans Mon oncle d'Amérique, il trouve à la même époque des rôles d'amant passionné chez Truffaut, dans Le Dernier Métro -un succès commercial qui lui vaut un César en 1981- puis La Femme d'à côté. Il s'illustre parallèlement dans la comédie en formant un tandem gagnant avec Pierre Richard dans les buddy movie à la française de Francis Veber (La Chèvre en 1981, Les Fugitifs en 1986).

Après le succès du Retour de Martin Guerre en 1982, Gérard Depardieu incarnera plusieurs personnages historiques ou issus de classiques de la littérature française : Jean de Florette pour Berri, Rodin dans Camille Claudel, il accomplit une de ses compositions les plus mémorables dans Cyrano de Bergerac (1990) de Rappeneau -il décroche pour ce rôle un César, un prix à Cannes et une nomination à l'Oscar. S'autorisant quelques escapades américaines (Christophe Colomb de Ridley Scott) et s'offrant le luxe de tourner avec Godard (Hélas pour moi), il est également producteur à l'occasion (Décroche les étoiles) et s'essaie-même à la (co-) réalisation en 1999 avec Un pont entre deux rives.

Dans les années 2000, l'insatiable Gérard Depardieu reste plus que jamais une figure centrale du 7ème art, dont aucun territoire ne lui semble étranger : la comédie grand public (Le Placard et Tais-toi ! de Veber, la série des Astérix), le polar (36 Quai des Orfèvres en 2004, L'Instinct de mort), le drame intimiste (Aime ton père avec son fils Guillaume), la fresque à gros budget (Bon voyage, La Môme) ou même le cinéma d''animation (il prête sa voix au coq de Chicken Run). En dépit de la longévité de sa carrière, il parvient encore à surprendre critique et spectateurs, comme lorsqu'il joue un amoureux transi dans Les Temps qui changent de Téchiné, un humble artiste de baloche dans Quand J'étais chanteur (2006) ou un commissaire vulnérable (Bellamy, 2009)

Marie Bunel
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Actrice française
Actuellement au cinéma dans : Bellamy, 3 Amis
Née à Saint-Maur des Fossés (Val-de-Marne), Marie Bunel débute au cinéma à l’âge de quatorze ans, à la fin des années 70, avant de suivre les cours du Lee Strasberg Institute, à Los Angeles, puis d’être l’élève de Blanche Salant au Centre Américain, à Paris. On l’aura aperçue, adolescente, principalement dans des comédies (L’HÔTEL DE LA PLAGE, LA BOUM 2…), ainsi qu’à la télévision, notamment dans « Lorelei » de Jacques Doniol-Valcroze (1982). C’est d’ailleurs le petit écran qui mobilise dès lors prioritairement Marie Bunel, à travers une trentaine de fictions TV en deux décennies. De cette carrière sans temps mort, on retiendra « L’Île de la jeune fille bleue » de Patrick Jamain (1984), « La Nuit des fantômes » (1989), et « Mes Coquins » (1992) de Jean-Daniel Verhaeghe, « La Place du père » de Laurent Heynemann (1991), « Pour Trois Jours de bonheur » de Jacques Ometzguine (1992), « L’Annamite » de Thierry Chabert (1994), « L’Île aux secrets » de Bruno Herbulot (1996) et « Le Silence de la mer » de Pierre Boutron (2004). Sans oublier des participations à des séries telles que « Les Cinq Dernières Minutes » (1987), « Une Femme d’honneur » (1996) ou « Malone » (2004).

Au cinéma, son visage, romantique et respirant la douceur, est connu de tous, à la faveur d’une kyrielle de seconds rôles. Elle est ainsi Lucile Desmoulins, l’épouse de Camille, dans la fresque LA RÉVOLUTION FRANÇAISE, puis l’amie – en passe de le quitter – du héros incarné par Fabrice Luchini dans LA DISCRÈTE. Elle trouve peu de premiers rôles, sinon en 1994 la psychanalyste du subtil chassé-croisé amoureux de John Lvoff, COUPLES ET AMANTS, qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir féminin en 1995, et LOU N’A PAS DIT NON d’Anne-Marie Miéville, où la comédienne se montre sensuelle et émancipée. Sa douceur naturelle l’amène toutefois naturellement vers les rôles bienveillants d’institutrice (17 FOIS CÉCILE CASSARD), de médecin (MA VIE EN ROSE), et surtout de mère.

Elle est ainsi celle du jeune pensionnaire virtuose du chant vocal des CHORISTES, énorme succès public en 2004, et, dans la foulée, celle du jeune Arsène Lupin dans le film éponyme de Jean-Paul Salomé. On la retrouve dans une situation de maternité, affligée par la perte d’un enfant, dans un téléfilm de Christophe Honoré : « Tout contre Léo » (2004). Marie Bunel est par ailleurs montée sur les planches pour jouer sous la direction de Roger Planchon, au TNP, dans « Le Radeau de la Méduse » (1995), de Patrice Kerbrat dans « Un Cœur français » (1996) puis « Oncle Vania » (1997), et de Jean-Jacques Zilbermann dans « La Boutique au coin de la rue » (2003). Parmi les quelques courts métrages où elle est apparue se distinguent PLUIES, poétique moyen métrage de Véronique Aubouy (1995), et LA FÊTE DES MÈRES de Chris Vander Stappen (1998).(à suivre)

2008 -
Actrice Rôle
Bellamy (2009), de Claude Chabrol
Françoise Bellamy
La Cour des grands (2008) - Saison 2
SÉRIE TV
Lisa Rivière
3 Amis (2007), de Michel Boujenah
Florence
La Fille coupée en deux (2007), de Claude Chabrol
Marie Deneige
Demandez la permission aux enfants ! (2007), de Eric Civanyan
Laurence Culerrier
Louis Page (2007) - Saison 9
SÉRIE TVépisode : 1
Isabelle
La Cour des grands (2007) - Saison 1
SÉRIE TV
Lisa Rivière
La Crim' (2006) - Saison 8
SÉRIE TV
épisode : 4
Marcia Gallo
Petits meurtres en famille (2006) - Saison 1
SÉRIE TV
Louise
Saint-Jacques... La Mecque (2005), de Coline Serreau
Mathilde
La Crim' (2005) - Saison 7
SÉRIE TV
épisode : 2
Catherine Marois
Les Fautes d'orthographe (2004), de Jean-Jacques Zilbermann
la secrétaire
Arsène Lupin (2004), de Jean-Paul Salomé
Henriette Lupin
Les Choristes (2004), de Christophe Barratier
Violette Morhange
Dix-sept fois Cécile Cassard (2002), de Christophe Honoré
l'institutrice
Tout contre Leo (TV) (2002), de Christophe Honoré
la mère
Que faisaient les femmes... (2001), de Chris Vander Stappen
Sacha
Une femme d'honneur (2001) - Saison 5
SÉRIE TVépisode : 4
Louise Ravenot
Les Enquêtes d'Eloïse Rome (2001) - Saison 1
SÉRIE TVépisode : 4
Danièle Page
Au petit Marguery (1995), de Laurent Bénégui
Anne-Françoise
Lou n'a pas dit non (1994), de Anne-Marie Miéville
Lou
Couples et amants (1994), de John Lvoff
Isabelle
Le Bateau de mariage (1994), de Jean-Pierre Améris
Béatrice
Rupture(s) (1993), de Christine Citti
La Femme à abattre (1992), de Guy Pinon
Elisabeth
La Reine blanche (1991), de Jean-Loup Hubert
La Discrète (1990), de Christian Vincent
Solange
La Révolution française (1989), de Robert Enrico
Lucile Desmoulins
Une Affaire de femmes (1988), de Claude Chabrol
Ginette
Le Sang des autres (1984), de Claude Chabrol
Yvonne
La Boum 2 (1982), de Claude Pinoteau
L'Hôtel de la plage (1978), de Michel Lang
Claudie
Comme vous pouvez le constater la filmographie de cette merveilleuse actrice dont tout le monde connait le visage est impressionnante et pourtant j'ai eu un mal fou à trouver sa biographie (je m'efforcerai de compléter sa fiche bio au fur et à mesure des infos trouvées)
Dans l'industrie cinématographique c'est un peu comme dans le reste de notre société: tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.. Il y a les "chouchous"/ "Peoples" et les autres qui sont là pour servir la soupe à ces "messieurs dames"!!



Clovis Cornillac
cornillac.jpg
Acteur français
Né le 16 Août 1967 à Lyon, Rhône (France)
Actuellement au cinéma dans : Bellamy
Enfant de la balle, Clovis Cornillac débute sa carrière sur les planches à 15 ans aux côtés de metteurs en scène aussi réputés que Peter Brook ou Alain Françon (Une lune pour les déshérités). Apparaissant pour la première fois au cinéma en jeune délinquant dans Hors-la-loi de Robin Davis, il interprète très tôt des personnages de malfrats (Les Années sandwiches de Pierre Boutron, Il y a maldonne de John Berry). En 1998, il tourne La Mère Christain sous la direction de sa mère, la comédienne Myriam Boyer.

S'il multiplie les rôles sur le petit et le grand écran ainsi qu'au théâtre, Clovis Cornillac devra attendre 1999 et Karnaval de Thomas Vincent - un film qui révéle également Sylvie Testud - pour voir son talent reconnu. Dans cette histoire d'amour sur fond de carnaval dunkerquois, il campe un mari jaloux au sang chaud, une prestation qui lui vaut une nomination au César du Meilleur espoir masculin. A l'affiche de nombreux premiers films (Carnages de Delphine Gleize, Vert paradis d'Emmanuel Bourdieu), cet acteur tout-terrain impressionne en transsexuel dans le film de genre Maléfique en 2002.

Comédien au regard intense et au physique de boxeur - une activité à laquelle il se destinait étant jeune -, Clovis Cornillac est nommé en 2004 au César du Meilleur second rôle pour sa composition d'attachant voyou dans A la petite semaine de Sam Karmann. Devenu incontournable dans le paysage cinématographique français, il apparaît dans des films aussi différents que Malabar Princess (2004), une tendre chronique qui remporte un beau succès commercial, l'intimiste La Femme de Gilles - sélectionné à Venise -, et la fresque de Jean-Pierre Jeunet Un long dimanche de fiançailles. Auréolé d'un César du Meilleur second rôle en 2005 pour son irrésistible composition de footballeur fan de Bau-delaire dans Mensonges et trahisons..., il prend part, la même année, au succès du délirant Brice de Nice.

S'imposant aussi bien dans le cinéma d'auteur que dans les grosses productions commerciales, Clovis Cornillac obtient des rôles de tout premier plan allant du pilote de chasse casse-cou des Chevaliers du ciel au commissaire Valentin des Brigades du Tigre en passant par le propriétaire d'une maison hantée dans la comédie disco Poltergay (2006). Après ses prestations très physiques dans Le Serpent et Scorpion, cet acteur de tous les défis continue son ascension vers la gloire en remplaçant en 2006 Christian Clavier dans le rôle de l'irréductible Gaulois pour la mégaproduction Astérix aux Jeux Olympiques.


En 2007, il change à nouveau de registre avec la comédie dramatique et musicale Faubourg 36 de Christophe Barratier. Pour les besoins de son personnage Milou, qui chante et danse sur les planches dans un spectacle haut en couleurs, il prend des cours de chant. En 2008, il bifurque une nouvelle fois vers le dramatique, et tourne sous la direction de Claude Chabrol dans Bellamy.
Vahina Giocante
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Actrice française
Née le 30 Juin 1981 à Orléans, Loiret (France)
Actuellement au cinéma dans : Bellamy, Le Premier cercle, U, secret défense
Lycéenne à Aix-en-Provence, Vahina Giocante est repérée à l'âge de 14 ans sur une plage marseillaise pour jouer dans Marie Baie des Anges. Décrochant le rôle principal de ce film de Manuel Pradal, elle remporte par la même occasion l'Hippomène des meilleurs jeunes comédiens au 8ème Festival de Béziers. Danseuse à l'Opéra de Marseille, on la revoit aux côtés d'Emmanuelle Béart et de Sandrine Bonnaire dans Voleur de vie en 1998. Eclectique, elle tourne sous la direction de réalisateurs aussi divers que Benoît Jacquot (le drame Pas de scandale), Gabriel Aghion (la comédie Le Libertin) et Jan Kounen (Blueberry, l'expérience secrète, 99 F).

Sa plastique avantageuse lui permet de camper une adolescente charnelle et insouciante dans Les Fantômes de Louba (2001), de séduire Stéphane Rideau dans Le Cadeau d'Elena (2003), de se livrer à quelques prouesses érotiques dans Lila dit ça (2004) et de fréquenter les clubs comme danseuse dans Riviera (2005). Prêtant sa voix à la licorne U dans le dessin animé de Serge Elissalde, Vahina Giocante trouve également deux de ses rôles les plus marquants dans Vivante (2002), où elle incarne une jeune fille violée et meurtrie au plus profond d'elle-même, et Secret Défense (2008), où elle s'emploie à un registre plus physique.

Jacques Gamblin
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Acteur français
Né le 16 Novembre 1957 à Granville, Manche (France)
Actuellement au cinéma dans : Bellamy, Le Premier jour du reste de ta vie
Après un stage d'expression théâtrale au Théâtre National de Bretagne, Jacques Gamblin devient le régisseur de cet établissement. Se destinant par la suite au métier de comédien, il débute au cinéma en 1988 dans Périgord noir de Nicolas Ribowski, puis enchaîne les petits rôles chez Claude Lelouch (Il y a des jours... et des lunes en 1989, La Belle histoire en 1991), Robert Guédiguian (A la vie, à la mort !, 1994) et Laurent Bénégui (Au petit Marguery).

Mais ce n'est qu'en 1996, avec le succès de Pédale douce, que le public découvre véritablement Jacques Gamblin, grimé en homme d'affaires homosexuel et strip-teaseur : une prestation qui lui vaut une nomination pour le César du Meilleur second rôle masculin. Ne se laissant pas cantonner dans un registre comique, il multiplie les tournages sous la direction de grands cinéastes comme Claude Chabrol (Au coeur du mensonge, 1999), Jean Becker (Les Enfants du marais, id.) ou Bertrand Tavernier qui, en lui offrant le premier rôle de Laissez-passer, lui permet de décrocher le Prix d'interprétation masculine au Festival de Berlin en 2002. Entre-temps, sa prestation aux côtés de Sandrine Bonnaire dans le drame sentimental Mademoiselle a également été saluée par la critique en 2001.

Fort de cette consécration, il alterne petites productions, comme le troublant Carnages (2002) ou l'intimiste 25° en hiver (2004), et projets plus ambitieux tels que le polar A la petite semaine (2003) de Sam Karmann ou l'adaptation ciné des Brigades du Tigre en 2005. Après avoir de nouveau collaboré avec Bertrand Tavernier pour Holy Lola (2004), récit initiatique sur les affres de l'adoption à l'étranger, Jacques Gamblin dévoile sa sensibilité de père de famille dans des films aussi divers que Les Irréductibles (2006), Nos retrouvailles (2007) et Le Premier jour du reste de ta vie (2008), une performance qui lui vaut une nomination au César du Meilleur acteur en 2009. Son charme est également exploité à l'écran par Isabelle Mergault, qui en fait l'amant de Michèle Laroque dans Enfin veuve, tandis que Claude Chabrol aime à le plonger dans l'atmosphère simenonienne(sic) de son polar Bellamy aux côtés de Gérard Depardieu et Clovis Cornillac.
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Published by Giuglio - dans Cinéma
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 19:44
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Réalisé par Danièle Thompson
Avec Karin Viard, Dany Boon, Marina Foïs
Film français
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2008
Distribué par StudioCanal

Synopsis:
Un dîner, c'est la dictature de l'apparence : on se fait beau, on rit, on raconte, on frime, on partage souvenirs et projets.

Les angoisses sont cachées sous l'humour et les chagrins étouffés par les éclats de rire.

Et pour quelques heures, on y croit !
C'est ça le principal...

Si on a le bon code et que l'on respecte les autres, cordialité, hypocrisie, bonne humeur, on risque de passer une bonne soirée... Mais les masques tombent dès le chemin du retour.


Mon avis:
Je vous avoue que je suis allé voir ce film avec beaucoup d'apréhension et de réticences.
Le casting est impressionnant.. cela sentait le film hyper commercial à plein nez.
Je m'étais dit: encore une franchouillardise de plus avec un discours bien conforme à notre démocratie bourgeoise et Sarkosienne.

Effectivement toute la première partie je me suis ennuyé et c'est bien une comédie bourgeoise (tout d'abord parce qu'elle se déroule dans ce milieu).
C'est au bout d'une demi heure que l'ensemble a pris corps.

Beaucoup d'anecdotes sentent "le téléphoné" et pourtant progressivement le contenu devient plus large, plus humain que le simple discours habituel tenu dans ce genre de comédie.

J'ai fini par m'intéresser réellement aux personnages.
Certains renvois temporels sont cependant brouillons et mal montés à mon avis.

Une réflexion apparait réellement concernant l'aspect humain des personnages, un développement du contenu parfois aussi un peu confus mais réel s'offre enfin au spectateur.
Les signifiants et le scénario sont "bétonnés".
L'humour qui se dégage semble prendre le recul nécessaire à une histoire qui semblerait sinon plutôt banale.
C'est toute l'hypocrisie, la solitude intérieure, les questionnements, les inquiétudes, les émotions des personnages et les rapports sociaux qui nous sautent enfin aux yeux.
On finit par y croire

J'avais un peu peur du cabotinage habituel de certains des interprètes.
Ils n'en font pas trop et finalement l'ensemble passe plutôt bien.
Patrick Chesnais et Pierre Arditi dans des rôles secondaires sont particulièrement irrésistibles et touchants de vérité.
Certains aspects mais dans un autre registre font même un peu penser à cuisine et dépendance.
On peut voir.

Vidéos:



Biographies:
Danièle Thompson

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Réalisatrice, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Artiste (compositeur), Parolier (chansons du film) française
Née le 3 Janvier 1942 à Monaco (Monaco)
Fille du réalisateur Gérard Oury et de l'actrice Jacqueline Roman.

C'est tout naturellement que Danièle Thompson grandit dans le milieu du cinéma. Elle débute sa carrière de scénariste en 1966 en travaillant avec son père sur La Grande Vadrouille. Leur fructueuse collaboration se poursuivra avec Le Cerveau (1969), La Folie des grandeurs (1971) et Les Aventures de Rabbi Jacob (1973). Après ces années d'apprentissage, elle commet une première "infidélité" aux comédies de son père en travaillant avec Jean-Charles Tacchella sur Cousin, cousine (1975), un film pour lequel ils sont nommés à l'Oscar du Meilleur Scénario en 1977. Elle y explore ce qui deviendra son thème de prédilection : la famille et ses travers. Un sujet qu'elle abordera aussi bien sur un ton dramatique (Ceux qui m'aiment prendront le train de Patrice Chéreau) que sur le ton de l'amusement (Les Marmottes d'Elie Chouraqui).

Parallèlement à ses succès "familiaux" avec Le Coup du parapluie (1980) et L'As des As (1982), Danièle Thompson parvient à installer Sophie Marceau dans le coeur des Français en écrivant pour Claude Pinoteau les deux volets de La Boum puis L'Etudiante en 1988. Nommée au César du Meilleur scénario en 1995 pour La Reine Margot, elle travaille également avec Alain Berberian (Paparazzi, 1998) et Gabriel Aghion (Belle Maman, 1999). Mais c'est en 1999 qu'elle tente l'aventure de la réalisation avec la comédie douce-amère La Bûche, nommée aux César 2000 de la Meilleure première oeuvre et du Meilleur scénario. Grâce à ce film choral co-écrit avec son fils Christopher Thompson, elle impose un style qui lui est propre, consistant à "tenir le spectateur entre un éclat de rire et une émotion". En 2002, elle réitère l'expérience de la mise en scène en dirigeant Jean Reno et Juliette Binoche dans la romance Décalage horaire.

Fidèle à la comédie de moeurs, elle s'offre également de prestigieux castings pour ses deux films suivants : Fauteuils d'orchestre (2006), exploration du milieu artistique parisien qui se voit citée à cinq reprises aux César, et Le Code a changé (2009), sur les coulisses d'une soirée entre amis.

Marina Foïs
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Actrice, Scénariste, Interprète (chansons du film) française
Née le 11 Avril 1972
Actuellement au cinéma dans : Le Code a changé, Le Bal des actrices, Madagascar 2
Marina Foïs débute sa carrière de comédienne au théâtre, d'abord seule, puis avec la troupe comique The Royal Imperial Green Rabit Company. Rebaptisée Les Robins des Bois, celle-ci est remarquée en 1996 par Dominique Farrugia et ne tarde pas à devenir une référence dans le nouveau paysage comique français.

Marina Foïs apparaît pour la première fois sur grand écran en 1994 dans Casque bleu de Gérard Jugnot, puis enchaîne les petits rôles dans les comédies Serial lover (1998) et Trafic d'influence (1999). En 2001, elle profite du succès des Robins des Bois pour multiplier les expériences cinématographiques, toujours dans le registre comique : elle incarne ainsi l'organisatrice d'un vaste coup monté dans La Tour Montparnasse infernale, la jolie Sucettalanis dans Astérix et Obélix : mission Cléopâtre (2002) ou encore une jeune nurse dans Le Raid (id.).

En 2003, elle tourne à deux reprises sous la direction de Claude Duty : Filles perdues, cheveux gras, où elle partage la vedette avec Amira Casar et Olivia Bonamy, et Bienvenue au gîte, où son personnage s'adapte difficilement à la vie rurale. Après avoir retrouvé la joyeuse troupe des Robin des Bois pour la comédie préhistorique RRRrrrr !!! (2004), la pétillante actrice poursuit brillamment sa carrière solo en jouant Un petit jeu sans conséquence (id.) pour Bernard Rapp et en grattant Un ticket pour l'espace (2006) pour Kad & O. Irrésistible face à Julien Boisselier dans J'me sens pas belle (2005), Marina Foïs s'offre en 2007 un rôle à contre-emploi, celui d'une mère de famille désespérée, dans le très noir Darling de Christine Carrière.



Christopher Thompson:
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Christopher Thompson
Scénariste, Acteur - Fils de Daniele Thompson et petit fils de Gérard Oury.
(France)
Actuellement au Cinéma dans : Le Code A Changé
Issu d'une grande famille de cinéastes, Christopher Thompson est le fils de Danièle Thompson qui a signé les scénarios de quelques-uns des plus grands succès du cinéma français comme La Grande Vadrouille, Les Aventures De Rabbi Jacob, La Boum et le petit-fils du réalisateur Gérard Oury. Ce dernier a réalisé les comédies Le Corniaud, La Grande Vadrouille ou La Folie Des Grandeurs mettant en vedette Louis de Funès, Bourvil ou encore Yves Montand.

Christopher Thompson a démarré sa carrière en tant qu'acteur dans des films comme La Révolution Française de Robert Enrico, Ils Vont Tous Bien de Guiseppe Tornatore et L'Atlantide de Bob Swaim.
Il se fait surtout connaître du grand public en jouant notamment dans Les Marmottes d'Elie Chouraqui.

Il marque un tournant dans sa carrière en devenant scénariste et participe ainsi aux films de sa mère Danièle Thompson, à l'instar de La Bûche, en 1999, et Décalage Horaire (2002). En 2006, il collabore à nouveau avec sa mère pour Fauteuils D'Orchestre dont il co-signe le scénario avec cette dernière et pour lequel il tient le rôle de Frédéric Grumberg.
Il signe également le scénario du long-métrage Le Héros De La Famille de Thierry Klifa dont la sortie est prévue le 20 décembre 2006. En 2008, il joue dans Didine.
Emmanuelle Seigner
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Actrice, Artiste (interprète) française
Née le 22 Juin 1966 à Paris (France)
Actuellement au cinéma dans : Le Code a changé, La Môme, Le Scaphandre et le papillon
Soeur de Mathilde Seigner.

Elevée dans une famille d'artistes (son père est photographe tandis que son grand-père Louis Seigner et sa tante Francoise étaient tous deux pensionnaires à la Comédie Française), Emmanuelle Seigner suit son éducation scolaire dans un couvent. Sa beauté magnétique se révèle dès son plus jeune âge, et Emmanuelle entame dès ses quatorze ans une carrière dans le mannequinat. Elle fera la couverture de nombreux magazines à travers le monde. Après une courte apparition en 1984 dans L'année des méduses, elle entame définitivement sa reconversion cinématographique grâce à Jean-Luc Godard qui lui offre son premier vrai rôle dans Détective (1985).

C'est sur le tournage du thriller Frantic (1988), dans lequel elle joue une mystérieuse parisienne, qu'elle fait plus ample connaissance avec le réalisateur Roman Polanski. Les deux artistes se marieront dès l'année suivante. Plus discrète que sa soeur Mathilde, la comédienne se fait assez rare sur grand écran : sournoise et fatale dans Lunes de fiel (1992), elle représente l'objet du désir candide de Jean-Pierre Marielle dans Le Sourire (1994) de Claude Miller.

Après avoir suivi des cours de maintien afin de perfectionner son personnage de bourgeoise dans Place Vendôme en 1998, elle remporte l'année suivante sa première nomination au César de la Meilleure actrice dans un second rôle. Elle tourne ensuite pour la troisième fois sous la direction de son mari dans La Neuvième Porte, dans lequel elle incarne la figure humaine du Diable.
Choisissant avec parcimonie ses films, elle est à l'affiche de drames tels que Corps à corps dans lequel elle incarne une strip-teaseuse malendante vivant un cauchemar ou encore Laguna aux côtés de Charles Aznavour.

Elle passe au registre de la comédie en 2004 avec le film Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants d'Yvan Attal dans lequel elle interprète la femme d'Alain Chabat. Puis retour à un rôle plus dramatique dans Backstage d'Emmanuelle Bercot, où elle joue le rôle d'une chanteuse adulée au côté d'Isild Le Besco.

Patrick Chesnais:
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Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste français
Né le 18 Mars 1947 à La Garenne-Colombes, Hauts-de-Seine (France)
Actuellement au cinéma dans : Le Code a changé, Le Scaphandre et le papillon
Epoux de la comédienne Josiane Stoléru.

Patrick Chesnais entre à 18 ans au Conservatoire National d'Art Dramatique dans les classes de Lise Delamare et René Simon. En 1968, il obtient le Premier Prix de Comédie, et, durant une dizaine d'années, il se consacre pleinement au théâtre. C'est en 1976 qu'il fait ses débuts devant la caméra de Jacques Rozier avec Les Naufragés de l'île de la Tortue. En 35 ans de carrière, Patrick Chesnais joue dans plus d'une ciquantaine de films. Du rôle d'un contremaître inflexible dans L'Empreinte des géants (1980) à celui d'un journaliste idéaliste dans L'Oeil du maître, en passant par ceux d'un homme d'affaires suicidaire dans La Provinciale (1981) et d'un gitan dans Les Sacrifiés (1983), il multiplie les personnages atypiques qui font de lui un acteur inclassable.

En 1988, il donne la réplique à Miou-Miou dans La Lectrice, film pour lequel il obtient le César du Meilleur second rôle en 1989. Collaborant à deux reprises avec Claude Lelouch (Il y a des jours... et des lunes et La Belle histoire), Patrick Chesnais, la quarantaine fringante, devient le moustachu bafouilleur, séducteur et râleur qu'affectionne le public français. S'illustrant dans les comédies populaires Les Cigognes n'en font qu'à leur tête (1988) et Promotion canapé (1989), il se consacre énormément au petit écran avant de s'essayer à la réalisation avec Charmant garçon (2000), une comédie réussie pour laquelle il obtient le prix Alain Poiré du Meilleur réalisateur au Festival de St Jean-de-Luz.

Dès lors, sa carrière cinématographique trouve un second souffle sous la houlette d'une nouvelle génération de cinéastes au talent prometteur : Manuel Poirier (Te Quiero), Eric Assous (Sexes très opposés) ou encore Rémy Waterhouse (Mille millièmes, fantaisie immobilière). Père de la fausse ingénue Judith Godrèche dans la comédie de Philippe Harel Tu vas rire mais je te quitte (2004), il retrouve des rôles de tout premier ordre, ceux d'un huissier passionné de tango dans Je ne suis pas là pour être aimé (2005) et d'un chanteur has been sur le retour dans Une chanson dans la tête (2008). On le retrouve également aux côtés de Nathalie Baye dans Le Prix à payer (2006), de Michaël Youn dans Héros (2007) et de Mathieu Amalric dans Le Scaphandre et le papillon (id.).

Marina Hands:
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Actrice française
Née en 1975
Actuellement au cinéma dans : Le Code a changé
Fille de de la comédienne Ludmila Mikaël et du metteur en scène Terry Hands, Marina Hands suit une formation théâtrale pointue, au Conservatoire puis à la "London Academy of Music and Dramatic art". C'est en 1999 qu'elle s'essaie au cinéma, dans La Fidélité d'Andrzej Zulawski. Forte d'une aura mystérieuse, elle apparaît dans des rôles énigmatiques, comme dans Ne le dis à personne de Guillaume Canet.

En 2006, la Comédie Française l'accueille dans ses rangs. Un an plus tard, son rôle d'amante dans le film indépendant Lady Chatterley (Pascale Ferran), lui vaut d'obtenir le César de la meilleure actrice.

Pierre Arditi:
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Acteur, Acteur de doublage français
Né le 1 Décembre 1944 à Paris (France)
Actuellement au cinéma dans : Le Code a changé, Musée haut, musée bas, Kung Fu Panda
Pierre Arditi débute la comédie par l'intermédiaire de sa soeur Catherine, inscrite au cours d'art dramatique de Tania Balachova, qui l'encourage à embrasser cette carrière pour laquelle, au départ, il ne se sentait pas particulièrement fait.

Ses débuts sont modestes. En 1965, il entre dans la compagnie de l'acteur, metteur en scène et écrivain Marcel Maréchal, et joue pour la première fois au théâtre dans L'opéra du monde d'Audiberti. Il gravit les échelons au fur et à mesure des années, passant de la figuration aux seconds puis premiers rôles. Il joue ainsi dans Diderot à corps perdu, mis en scène par Jean-Louis Barrault, Trois lits pour huit de Pierre Mondy, ou encore Tailleur pour dames sous la direction de Bernard Murat. Il apparaît également à la télévision, où il est notamment dirigé par Michel Mitrani et Serge Moati. En 1971, le cinéaste Roberto Rossellini lui confie le rôle de Blaise Pascal dans le téléfilm du même nom.

Comédien de théâtre, Pierre Arditi effectue ses véritables débuts devant la caméra en 1977 avec L'Amour violé, où il croise un autre jeune débutant, Daniel Auteuil. Sa première vraie rencontre avec la cinéma se produit trois ans plus tard, lorsqu'il fait la connaissance d'Alain Resnais, qui le dirige pour son Oncle d'Amérique. Il enchaîne avec Pile ou face de Robert Enrico, où il donne la réplique à Philippe Noiret et Michel Serrault. En 1982, il retrouve son réalisateur fétiche Alain Resnais pour La Vie est un roman, où il retrouve Sabine Azéma. Le réalisateur, au cours des années 80, le dirigera encore dans L'Amour à mort (1984) et Mélo (1986), qui le voit récompensé par le César du meilleur second rôle.

Arditi enchaîne alors les films et les pièces de théâtre, jouant notamment en 1987 dans la pièce à succès L'Éloignement, au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, mis en scène par Bernard Murat: "Ce n'est pas un métier de radin, il faut dépenser sans compter. Faire deux choses en même temps, j'en ai besoin pour être créatif". Il étend également son registre : il est un haut fonctionnaire dans le film d'espionnage Agent trouble réalisé par Jean-Pierre Mocky, un inspecteur épris de vengeance dans Radio corbeau d'Yves Boisset, ou encore un chirurgien maladivement jaloux dans la comédie Vanille fraise, mise en scène par Gérard Oury.

Il retrouve en 1992 "son" réalisateur Alain Resnais pour Smoking / No Smoking, film en deux parties dans lequel il joue, avec Sabine Azéma, tous les rôles. Les films reçurent le Prix Louis-Delluc 1993, l'Ours d'argent à Berlin, le Prix de la Critique française, et cinq Césars (meilleurs film, réalisateur, acteur, scénario et décor). Alternant toujours le théâtre et le cinéma, Pierre Arditi s'essaie au drame historique dans Le Hussard sur le toit (1995), rejoint pour la première fois la "famille" Lelouch dans Hommes, femmes : mode d'emploi et pousse la chansonnette pour Alain Resnais dans On connaît la chanson (1997), comédie musicale qui remporte un grand succès et de nombreux prix. Claude Lelouch le fait encore tourner dans Hasards ou coincidences l'année suivante, puis il joue son propre rôle dans Les Acteurs, comédie biographique de Bertrand Blier.

En parallèle au théâtre et au cinéma, il ne délaisse pas non plus la télévision, à qui il doit en partie sa popularité. Il y apparaît très fréquemment à partir de 1994. Papa-modèle marié à Brigitte Fossey dans Un et un font six, il tourne également, entre 1994 et 1996, L'enfant de Cuba, L'enfant de Soweto et L'enfant d'Israël. Il retrouve Yves Boisset pour "L'affaire Dreyfus" en 1994, et travaille avec Caroline Huppert (J'ai deux amours, 1995), Jean-Michel Ribes (Faisons un rêve, 1995, remake du film de Sacha Guitry), Elisabeth Rappeneau (L'amour dans le désordre, 1997). Il participe aussi à l'aventure de l'imposante saga de 1998, Le Comte de Monte-Cristo, de Josée Dayan, record d'audience dans le domaine de la fiction télévisée.

Durant les années 2000, Il prête ses traits à l'inspecteur Larsan dans les films de Bruno Podalydès adaptés du roman de Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune (2002) et sa suite, Le Parfum de la dame en noir (2004) une nouvelle fois aux côtés de Sabine Azéma. Il retrouve également la "famille" Alain Resnais (André Dussollier, Lambert Wilson et Sabine Azéma) dans Pas sur la bouche en 2003 et dans Coeurs en 2006. En 2008 il côtoie Miou-Miou et Valeria Bruni Tedeschi dans une adaptation d'Agatha Christie, Le Grand alibi, réalisé par Pascal Bonitzer. A la télévision, le 3 novembre 2007, il interprète en direct la pièce de Sacha Guitry, Faisons un rêve, sur la scène du théâtre Edouard-VII, aux côtés de Michèle Laroque et François Berléand dans une mise en scène de Bernard Murat.

Karin Viard:
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Actrice française
Née Karine Viard, le 24 Janvier 1966 à Rouen (France)
Actuellement au cinéma dans : Le Code a changé, Le Bal des actrices
Fille d'un directeur de plate-forme pétrolière, Karin Viard passe la majeure partie de son enfance chez des grands-parents au caractère fantasque. Après deux ans de conservatoire à Rouen, l'adolescente monte à Paris où elle suit les cours de comédie de Vera Gregh et Blanche Salant, avant de tourner dans des courts métrages et quelques téléfilms. Les spectateurs découvrent le tempérament comique de cette rousse pulpeuse en 1989 dans Tatie Danielle et l'année suivante dans Delicatessen. La critique salue bientôt la singularité d'une comédienne qui se métamorphose de film en film, comme en témoignent ses prestations dans La Nage indienne et Emmène-moi, réalisés par les auteurs débutants Xavier Durringer et Michel Spinosa.

A partir du milieu des années 90, la comédienne enchaîne les premiers rôles, ses compositions dans Fourbi de Tanner, Les Randonneurs, la comédie à succès de Philippe Harel et -sur un mode plus sombre- Adultère mode d'emploi étant particulièrement remarquées. En 1999, Viard s'impose comme une actrice de premier plan, grâce à deux rôles qui lui permettent de montrer l'étendue de son répertoire. Célibataire débordant d'énergie dans La Nouvelle Eve de Corsini, elle est une femme atteinte d'un cancer dans Haut les coeurs ! de Solveig Anspach, un rôle délicat qui lui vaut le César de la Meilleure actrice en 2000. De plus en plus sollicitée, elle prend part à des comédies chorales telles que Reines d'un jour de Marion Vernoux, et Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc, pour lequel elle décroche un César du Meilleur second rôle féminin en 2002.

Louée pour son abattage (France boutique), Karin Viard se révèle tout aussi convaincante lorsqu'elle incarne des personnages plus en retrait, comme ceux de L'Emploi du temps (2001), du Rôle de sa vie ou du Couperet. Fille dévouée dans L'Enfer, mère déprimée dans La Tête de Maman (2007), cette anti-star enchaîne les projets, retrouvant ses vieux complices Christian Vincent et Catherine Corsini pour de nouvelles comédies de caractères (Les Enfants en 2006, Les Ambitieux en 2007) et tournant aussi en 2006 sous la direction de deux acteurs-réalisateurs, Sam Karmann (La Vérité ou presque) et Bernard Campan (La Vie est un rêve...).


Dany Boon
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Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur français
Né Daniel Hamidou, le 26 Juin 1966 à Armentières, Nord (France)
Actuellement au cinéma dans : Le Code a changé, De l'autre côté du lit, Mia et le Migou
Dany Boon, de son vrai nom Daniel Hamidou, s'oriente vers des études d'arts plastiques avant d'exploiter véritablement ses dons de comique. Ses premiers sketches sous le bras, il concourt au Festival du café-théâtre francophone à Armentières. Attaché à ses racines nordistes, il tente, trois ans plus tard, sa chance à Paris. Primé au Festival Performance d'acteurs à Cannes et au Festival du rire à Montréal, il fait son entrée dans le monde de la télévision, épaulé par Patrick Sébastien.

Sa carrière de comique lancée au début des années 90, il enchaîne avec succès les one man shows : Je vais bien, tout va bien, Dany Boon en parfait état, Dany Boon fête ses 10 ans, Waïka... Ses spectacles lui permettent d'asseoir sur scène sa notoriété de ch'ti mi. Au cinéma, ses débuts restent toutefois timides. Après quelques apparitions dans Le Grand blanc de Lambaréné (1994), Oui (1996) et Paroles d'hommes (1997), il trouve ses premiers rôles consistants dans la comédie chorale Le Déménagement (id.) et le piètre Bimboland (1998), sur le tournage duquel il fait la rencontre de sa future compagne Judith Godrèche.

Peu convaincu par ses prestations à l'écran, Dany Boon ne retrouvera le chemin des plateaux de cinéma qu'en 2004 avec Pédale dure. Malheureusement, sa performance de notable homosexuel aspirant à une vie de famille ne convainc guère le public. Sa revanche, il la prend l'année suivante en se voyant propulsé à l'affiche d'une grosse production européenne, Joyeux Noël, qui aborde un aspect méconnu de la Première Guerre mondiale, celui des fraternisations entre camps adverses. Son contre-emploi de soldat de l'humour... et de l'émotion lui vaut sa première nomination aux César, dans la catégorie Meilleur acteur dans un second rôle.

Colocataire encombrant de Gad Elmaleh dans La Doublure (2006) ou Meilleur ami de Daniel Auteuil, Dany Boon s'essaie à la réalisation en adaptant au cinéma La Vie de chantier, une pièce à succès qu'il avait écrite et mise en scène en 2003. Il fait ainsi de Michèle Laroque, Daniel Prévost et Zinedine Soualem les invités de sa Maison du bonheur. Suivra en 2008 l'exploit suprise de Bienvenue chez les Ch'tis, qui, grâce à ses 20 millions d'entrées en salles, devient le plus gros succès français de tous les temps. Fort de cette réussite, le très bankable Dany Boon se retrouve en 2009 à l'affiche de trois grosses productions : De l'autre côté du lit, où il fait face à Sophie Marceau, le film choral Le Code a changé de Danièle Thompson et le satirique Micmacs à tire-larigot de Jean-Pierre Jeunet.

Blanca Li
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Réalisatrice, Actrice, Scénariste espagnole
Née le 12 Janvier 1964 à Grenade (Espagne)
Gymnaste de l'équipe nationale espagnole à 12 ans, élève de Martha Graham à 17, Blanca Li se forme à la danse jazz, contemporaine et classique aux Etats-Unis avant de créer sa propre compagnie à Madrid. Puis elle s'installe à Paris et présente en 1993 le spectacle Nana et Lila à Avignon qui assoit sa réputation dans l'hexagone.

Elle enchaîne les chorégraphies à succès et ouvre le Centre Chorégraphique Blanca Li avant d'être appelée sur des Opéras, des publicités, des clips et des longs métrages comme Quasimodo d'el Paris, Guns 1748,
Gazon maudit ou Nettoyage a sec. Elle passe devant la caméra à la demande de Karim Dridi en 1994 pour Pigalle et réalise le court métrage Angoisse en 1998.

Blanca Li réalise son premier long métrage Le Défi en 2001 en prenant pour sujet la danse hip hop. Appelée à la tête du Ballet de Berlin au Komische Oper en 2001, elle doit maintenant faire le grand écart entre son poste allemand et sa compagnie basée à Paris.

Patrick Bruel
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Acteur, Interprète (chansons du film) français
Né Patrick Benguigui, le 14 Mai 1959 à Tlemcen (Algérie)
Actuellement au cinéma dans : Le Code a changé
Acteur et chanteur, Patrick Bruel mène cette double carrière de front. C'est grâce au réalisateur Alexandre Arcady, dont il partage les origines, qu'il décroche son premier rôle au cinéma, celui de Paulo, le fils d'Albert Narboni (Roger Hanin), dans Le Coup de sirocco en 1979. Les deux hommes travailleront à nouveau ensemble sur Le Grand carnaval en 1983, L'Union sacrée en 1990 et K en 1997. A l'aise dans la comédie, cet acteur aux airs de jeune premier ne tarde pas à faire les 400 coups dans Les Diplômés du dernier rang (1982) et P.R.O.F.S (1985).

Sa carrière lancée, il enchaîne les tournages de films plus ambitieux comme Attention bandits ! (1986), La Maison assassinée (1988) et Force majeure (1989). Après l'immense succès remporté par son album Alors regarde en 1990, Patrick Bruel retrouve le chemin des studios pour deux films policiers : l'un réalisé par Michel Deville - Toutes peines confondues (1992) - et l'autre par Claude Zidi - Profil bas (1993). L'acteur se prend à rêver d'Hollywood en participant au remake de Sabrina (Sydney Pollack, 1995) et à la comédie romantique Lost and Found en 1999, mais ces dernières prestations ne convainquent pas réellement.

Qu'à cela ne tienne, Patrick Bruel fait son grand retour en France avec un rôle dans lequel on ne l'attendait pas, celui de François Perrin, pour la comédie d'aventure de Francis Veber, Le Jaguar, en 1996. Faisant dorénavant le choix de tourner avec parcimonie des films de qualité, il s'illustre en 2001 dans Le Lait de la tendresse humaine de Dominique Cabrera et Les Jolies choses de Gilles Paquet-Brenner. Le vent en poupe, il mène la romance Une vie à t'attendre (2004) avec Nathalie Baye et s'en va goûter L'Ivresse du pouvoir (2006) sous la direction de Claude Chabrol. La même année, il associe son nom au drame historique d'Elie Chouraqui, Ô Jérusalem, sur la création de l'Etat d'Israël en 1947.
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Published by Giuglio - dans Cinéma
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