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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 11:20
vénus noire.jpg
RÉSUMÉ:

Paris, 1817, enceinte de l'Académie Royale de Médecine. « Je n'ai jamais vu de tête humaine plus semblable à celle des singes ».

 

Face au moulage du corps de Saartjie Baartman, l'anatomiste Georges Cuvier est catégorique. Un parterre de distingués collègues applaudit la démonstration.

 

Sept ans plus tôt, Saartjie, quittait l'Afrique du Sud avec son maître, Caezar, et livrait son corps en pâture au public londonien des foires aux monstres.

 

Femme libre et entravée, elle était l'icône des bas-fonds, la « Vénus Hottentote » promise au mirage d'une ascension dorée...

MON AVIS:
"Vénus Noire" est une histoire authentique qui témoigne  du colonialisme, du racisme, de la discrimination.
Il ne s'agit pas ici d'un film didactique sur le sujet mais de la biographie d'une femme montrée comme un animal de foire au 19ème siècle.

 

Saartjie Baartman était exhibée comme une authentique sauvage venue de l'Afrique Noire alors mal connue.  En réalité elle était  tout à fait semblable à n'importe quelle autre femme de l'époque, si ce n'est ses superbes rondeurs (pourtant à la mode à l'époque).

 

La pauvre femme terminera sa vie prématurément totalement alcoolique,  très  gravement malade, infectée  après avoir été vendue sur le marché de la prostitution.


Revendue à nouveau ensuite à l'Académie Royale de Médecine par ses exploiteurs,elle sera disséquée et l'on exhibera jusqu'en 1974 ses organes (y compris génitaux) aux étudiants  puis plus tard  aux visiteurs de du musée des colonies.

En 2004 sur la demande de Nelson Mandela, elle retournera enfin reposer en paix dans sa terre d'origine d'Afrique du Sud.

 

Ce qui est également grave dans cette histoire est que des pseudo scientifiques comme Georges Cuvier voyaient en elle une parenté plus proche de l'orang-outan que de l'être humain.


Des descriptions exagérées et tout à fait contestables faisaient de cette pauvre femme un exemplaire unique et représentatif du "sauvage" tel qu'on se le représentait dans l'imaginaire collectif.

 

Ce n'est pas uniquement à ces conceptions rétrogrades que le film d'Abdellatif Kechiche fait référence mais il nous interroge sur nos comportements face au différent en ces temps de repli communautaire où nous recherchons comme par le passé des boucs émmissaires responsables de tout nos maux.

 

Le film est bien réalisé, sans discours inutile avec un scénario  fidèle à la réalité historique.

 

 

Cependant on peut reprocher au réalisateur la durée un peu exagérée de son film qui comporte des longueurs et des scènes un peu redondantes.

Elles nous rendent parfois laborieuse la vision de  ce beau film qui, de toutes façons et sans artifice ne peut que déranger le spectateur.


L'objectif du réalisateur est sans aucun doute de nous montrer la stupidité de certaines conceptions qui refont surface dans ces temps où l'histoire n'en finit pas de faire des boucles temporelles. "Vénus Noire" me semble réussi.

 

Superbe prestation de l'actrice principale Yahima Torres, dont la présence indiscutable est d'une grande sensibilité et d'une justesse étonnante

 

À voir quoi qu'il en soit!

 

 

 

 

Lien Vidéos (5)

 

 


FICHE TECHNIQUE:

 


Réalisé par Abdellatif Kechiche


Avec

 

yamina torres.jpg

Yahima Torres, dans Vénus Noire

 

André Jacobs,

 

Olivier Gourmet,

 

plus

Interdit aux moins de 12 ans


Long-métrage français .

 

Genre : Drame , Historique

Durée : 02h44min

 

Année de production : 2009

Distributeur : MK2 Diffusion

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 00:00
les petits mouchoirs.jpg
RÉSUMÉ:

A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année.
Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées.
Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.
MON AVIS:
Encore une fois je n'aurais pas dù les lire dans la presse les critiques des "Petits mouchoirs" sorti, à grand renfort de publicité médiatique.
De toutes façons cela ne change rien ou pas grand chose.
On a accusé le réalisateur de faire du sous "Sautet" pour ses "petits mouchoirs".
Déjà personnellement je n'ai jamais  trop aimé les films de Sautet et celui de
Guillaume Canet. Mis à part le fait que son film parle d'une bande de copains, je ne vois pas bien le rapport avec Sautet...
Un autre style, d'autres relations, un autre sujet et surtout une autre époque.
Bien sûr on peut faire le rapprochement, se dire que le réalisateur a sans doute aimé les films de Sautet mais la comparaison s'arrête là.
Beaucoup de longueurs, de redondances et un rythme qui ne tient pas ses 2h34 d'où quelques moments un peu ennuyeux.
Heureusement le scénario est assez bien construit et l'auteur respecte le mode de narration classique .
"La boucle narrative est heureusement  bouclée" à la fin du film, un peu lacrymale soit dit en passant..
On en sortirait presque son "petit mouchoir".. pour faire un bon mot (à prendre au ènième degré)

Pas un grand film de Cinéma mais un bon "télé-film" qui se laisse voir.
Le film de Guillaume Canet n'avait pas besoin d'un tel battage médiatique, je pense que cela lui a fait plus de mal que de bien.
Cependant on peut voir à la rigueur (ou attendre qu'il sorte en DVD ou sur petit écran)


FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par

Guillaume Canet

 

Avec

François Cluzet,

 

Marion Cotillard,

 

Benoît Magimel,

 

plus...

Long-métrage français .

 

 

Genre : Comédie dramatique

 

Durée : 02h34min

 

 

Année de production : 2010

 

Distributeur : EuropaCorp Distribution

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 19:46
biutiful.jpg

 

RESUME:

C’est l’histoire d’un homme en chute libre.

Sensible aux esprits, Uxbal, père de deux enfants, sent que la mort rôde.

 

Confronté à un quotidien corrompu et à un destin contraire, il se bat pour pardonner, pour aimer, pour toujours…

 

 

Mon avis:

Les dix premières minutes j'ai trouvé l'ambiance déprimante, triste et au fur à mesure que se déroulait la séance je suis entré dans l'univers sordide, désespéré du personnage principal.

Biutiful suit un crescendo dramatique efficace avec un style de narration relativement classique mais avec une manière originale, personnelle de filmer.

 

Le scénario nous emmène véritablement dans la souffrance du personnage principal.


Dans l'ensemble le film est plutôt bien réussi et la prestation de Javier Bardem, est irréprochable, remarquable. (Son prix d'interprétation au dernier Festival de Cannes est totalement  mérité).

 

On est saisi par l'ambiance et par le drame qui ne fait que se préciser au fur et à mesure que le film progresse.

 

Il manque cependant un petit quelque chose  pour faire véritablement monter en  nous une émotion encore plus intense.

Dérangeant mais pas "lacrimal".

 

On peut voir

(avec des réserves cependant... Certaines scènes sont éprouvantes, et peuvent heurter la sensibilité de certains spectateurs(rices))

 

 

Lien vidéos(3)

 

Fiche technique:

 

Réalisé par Alejandro González Inárritu

Avec Javier Bardem,

Maricel Álvarez,

Eduard Fernàndez,

plus...

Long-métrage espagnol , mexicain .

Genre : Drame


Durée : 02h18min

 

Année de production : 2010

Distributeur : ARP Sélection

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 19:12
19472721.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100706_105513.jpg
RESUME:
Après un divorce difficile, Liz Gilbert décide de prendre une année sabbatique et de changer de vie.
Elle entame alors un périple initiatique qui va l’emmener au bout du monde et d’elle-même.
Lors d’un voyage aussi exotique que merveilleux, elle retrouve l’appétit de vivre et le plaisir de manger en Italie, le pouvoir de la prière et de l’esprit en Inde, et de façon tout à fait inattendue, elle trouvera la paix intérieure et l’amour à Bali.
MON AVIS:
En rédigeant ma note, j'ai été surpris que la fiche technique indique qu'il s'agit d'un drame.
Oui bien sûr, il s'agit d'un drame intérieur, existentiel mais sous la forme d'une comédie.
Il est vrai que l'on y rie peu.
Bref, une histoire un peu classique où l'on voit le personnage principal incarné par Julia Roberts en pleine crise existentielle.

Elle décide de changer de vie et de partir à la quète du bonheur intérieur en italie puis à Bali.
Il est certain que c'est un peu plus facile quand on est jeune, jolie et  plutôt aisée matériellement.
On a déjà  vu et revu ce genre d'histoire au cinéma, la littérature est également  pleine de récits sur ce sujet.
Cependant "Mange, Prie, aime" est plutôt bien traité mais un peu lissé et convenu, un tantinet bourgeois, même.
Le scénario tient la route car il est assez bien écrit et interprété avec talent.
N'attendez pas trop ici de profondeur et de  réflexion, disons que c'est un divertissement que l'on aura plaisir à voir sur  petit écran...mais qui ne me laissera pas personnellement  des souvenirs impérissables.

On peut voir à la rigueur!

FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par Ryan Murphy
Avec Julia Roberts,

Richard Jenkins,

Javier Bardem,

plus ..

Titre original : Eat Pray Love


Long-métrage américain .

Genre : Drame


Durée : 02h20min

Année de production : 2010


Distributeur : Sony Pictures Releasing France

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 12:15
hors la loi.jpg

RÉSUMÉ:

Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés.

Messaoud s’engage en Indochine.

A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l’Indépendance de l’Algérie et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle.

 

Leur destin, scellé autour de l’amour d’une mère, se mêlera inexorablement à celui d’une nation en lutte pour sa liberté...

 

 

MON AVIS:

Le film de Rachid Bouchareb  a provoqué la polémique lors de sa projection au dernier festival de Cannes et l'on comprendra aisément pourquoi en le visionnant.

En effet: ce film dérange quoi que l'on pense sur cette guerre d' Algérie qui longtemps s'est refusée à dire véritablement son nom.

Oui c'était bien une guerre, pas de simples évènements.


Guerre de décolonisation ou non: quels que soient, la nature et l'origine d'un conflit armé ; comme le disait très justement Jean Luc Porquet dans le Canard Enchainé de ce mercredi, ... (...)...même au nom de la liberté, la guerre c'est "sale" et ça se fait "salement"(..) .

Rachid Bouchareb nous rappelle cet aspect. Sans manichéisme il nous montre pour la première fois ce conflit vu de l'autre côté, celui des colonisés. On  y voit: les massacres de Sétif, les bidonvilles de Nanterre, les raffles, les traîtres éxécutés, les attentats, les porteurs de valise, le massacre du 17 Octobre 1961...la dimension du film est inédite par son angle de vue sous une forme mi-polar/mi-mélo..


Les combats font des victimes dans les deux camps , des morts, des humiliés, des traumatisés, des nostalgiques, des familles détruites et/ou abimés à jamais.

 

"Hors la Loi" ne prend pas partie, ni pour le FLN ni pour l'État Français.

Les deux camps ont été prolixes d'atrocités qu'il est inutile d'énumérer ici dans le détail.


Le film rend compte sous forme romancée d'une réalité historique dont on passera sur quelques petit(e)s détails(erreurs)...

Je suis sorti mal à l'aise comme sans doute les autres spectateurs et probablement tous les protagonistes de cette période.

 

La violence des faits, n'en doutons pas, est tout simplement "dégueulasse" pour employer un terme familier plus approprié à la réalité.

Il serait temps de prendre du recul  hors des querelles partisannes, reconnaître enfin de part et d'autre la réalité dans toutes sa dimension et reconnaître l'atrocité d'un déchirement des populations dont les responsabilités partagées des crimes ne peuvent s'excuser ni dans un camp ni dans l'autre.

 

Hier matin le réalisateur était invité à un débat en direct sur France-Inter pour la sortie de son film.

Tous: historiens, journalistes, auditeurs semblaient d'accord pour dire qu'un débat ouvert sur le sujet de la décolonisation devait se poursuivre.


Certains proposaient la création indispensable d'un musée retraçant les divers épisodes de la guerre d'Algérie

Pouvoir en débattre en toute sérénité et objectivité permettrait une fois pour toutes la prise en compte globale et non partisanne d'une guerre qui continue de traumatiser nos pays y compris les générations qui ont succédé ; qu'il  s'agisse de citoyens Français d'origine, d'Algériens,  de  "PN"ou de ceux originaires d' Algérie devenus citoyens Français à part entière depuis plusieurs générations.

Il est nécessaire de comprendre que la colonisation d'un pays est avant tout la négation de l'existence du colonisé ...

Si ce film a fait polémique et dérange ; il apparaît cependant indispensable et comme facilitateur de la compréhension historique  d'une période qui reste encore douloureuse à évoquer pour de nombreux compatriotes.

 

Le film de Rachid Bouchareb a le mérite ( on ne le répètera jamais assez) de montrer qu'une guerre c'est avant tout "sale".

Bien écrit, bien filmé, remarquablement  interprété avec un rythme particulièrement  équilibré et soutenu "hors la loi" contribue à sa façon  à la compréhension de notre histoire récente.

À voir sans aucun doute!


Avertissement pour les âmes sensibles: certaines scènes de violence peuvent heurter le spectateur

 

LIEN EXTRAITS VIDÉOS (2)

 

FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par Rachid Bouchareb


Avec Jamel Debbouze,

Roschdy Zem,

Sami Bouajila, plus

Long-métrage français , algérien , belge .

Genre : Historique


Durée : 02h18min

Année de production : 2010


Distributeur : StudioCanal

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 10:47
the town.jpg
Résumé:

Doug MacRay est un criminel impénitent, le leader de facto d’une impitoyable bande de braqueurs de banque qui s’ennorgueillit de voler à leur gré sans se faire prendre.

 

Sans attaches particulières, Doug ne craint jamais la perte d’un être cher.

 

Mais tout va changer le jour où, lors du dernier casse de la bande, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey.

Bien qu’ils l’aient relâchée indemne, Claire est nerveuse car elle sait que les voleurs connaissent son nom… et savent où elle habite.

 

Mais elle baisse la garde le jour où elle rencontre un homme discret et plutôt charmant du nom de Doug….ne réalisant pas qu’il est celui qui, quelques jours plus tôt, l’avait terrorisée.

 

 

L’attraction instantanée entre eux va se transformer graduellement en une romance passionnée qui menacera de les entraîner tous deux sur un chemin dangereux et potentiellement mortel.

Mon avis:
Le film de Ben Affleck n'est pas à proprement parler un film intellectuel ni, à l'extrème, un télé-film (quoique).
Juste un produit prèt à la consommation comme  l'industrie Cinématographique Américaine sait  si bien les fabriquer.
Un scénario bien construit, un rythme échevelé, parfaitement étudié, des images percutantes, des poursuites et cascades de voiture, une intrigue policière, des acteurs à la hauteur....
Bref:  tout ce qu'il faut aux "dévoreurs de pops corns" pour passer un bon moment.
Je n'aime pas les pops corns ; pourtant j'ai   trouvé  "The Town" plutôt distayant, reposant même.
La psychologie des personnages et la description de ces marginaux/ braqueurs de banque est presque crédible et l'histoire d'amour improbable entre deux personnages que tout semble opposer apporte ce qu'il faut pour assaisonner efficacement une intrigue parfaitement agencée.

Par moment on croirait presque à la description sociologique de ce quartier de Boston: Charleston, dont on nous dit qu'il est peuplé de petits génies de la débrouille et de spécialistes haut de gamme du braquage de banques.

Les policiers sont ici  un peu mis à mal par leur incompétence car ils arrivent toujours avec "un train de retard".

Finalement sans trop dévoiler la fin du film: le "héros", Ben Affleck (soit même) s'en tirera avec quelques bobos mais il échappera à la prison où son père purge une très longue peine.

Au passage notre "héros" règlera quelques comptes avec les responsables de ses malheurs antérieurs et l'argent sale finira réinjecté dans des projets irréprochables...
Finalement la morale, si on peut dire, est pratiquement sauve.

 

 

  Pas grand chose à dire de plus sinon que le carisme et la talentueuse interprétation des acteurs font ce qu'il faut  pour que le spectateur prenne goût à cette histoire, presque originale mais finalement d'une facture plutôt classique dans sa construction.

On peut voir à la rigueur!

Fiche technique:

Réalisé par Ben Affleck

Avec

Ben Affleck, Rebecca Hall, Jon Hamm, plus

Long-métrage américain .

 

Genre : Thriller , Drame

 

Durée : 02h03min

 

Année de production : 2010

Distributeur : Warner Bros. France

 

Lien version "comme au Cinéma.com"

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 21:40
happy few.jpg
RÉSUMÉ:

Rachel travaille dans une boutique de bijoux.

Lorsqu’elle rencontre Vincent à l’atelier, elle est séduite par son franc-parler et décide d’organiser un dîner avec leurs conjoints respectifs, Franck et Teri.

Les deux couples ont à peine le temps de devenir amis qu’ils tombent presque aussitôt amoureux.

 

Sans l’avoir cherché, spontanément, les nouveaux amants deviennent inséparables.

 

Ils avancent à l’aveugle dans leur passion, sans règles et sans mensonges. Ils gardent le secret devant les enfants et tout continue, presque comme avant.

 

Mais ce qui les lie les uns aux autres est tellement fort que la confusion s’installe.

 

Les sentiments s’emmêlent et les questions sont de plus en plus cruelles.

MON AVIS:
Au départ le sujet est intéressant: deux couples hétérosexuels qui tombent amoureux des conjoints respectifs.
La nudité des corps et la sobriété des images ne combleront hélas pas un vide scénaristique.

Il faut l'avouer une fois de plus le contenu est vide sinon très fade.
Pas de réflexion, peu de rythme et des dialogues d'une pauvreté affligeante.
Décidément cette rentrée cinématographique ne tient guère ses promesses.
De nombreuse incohérences dans  "Happy Few" .
Exemple: les enfants   ne semblent pas réagir le moins du monde à ce qui se passe entre leurs parents respectifs.
Impossible qu'ils ne s'aperçoivent de rien car les ébats ont presque lieu sous leur yeux.
Pas de réaction..rien.
Totalement invraisemblable quand on connaît les enfants.
De même on ne comprend pas bien pourquoi d'un seul coup le personnage interprété par Marina Foïs décide que c'est terminé.
Chaque couple reprendra désormais sa vie comme si de rien n'était alors que tout allait bien entre eux.
Juste pour une histoire de carnet où l'on apprend qu'elle et le personnage interprété par Nicolas Duvauchelle ont eu des rapport avant les deux autres.
Terminé..plus rien à voir!

Désolant et décevant.
On peut éviter.


FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par Antony Cordier, Nicolas Duvauchelle

Avec Marina Foïs, , Roschdy Zem,

plus

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

(avertissement peu justifié à mon avis personnel)

 

Long-métrage français .


Genre : Comédie dramatique


Durée : 01h43min Année de production : 2009


Distributeur : Le Pacte

 


Lien version Comme au Cinéma.com


Lien version Blogs.Nouvel Obs.com


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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 02:40
des hommes....jpg
Résumé:

Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990.

 

Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans.

 

Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région.

 

L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent.

 

Doivent-ils partir ?

 

Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…

Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.

Mon avis:

Deux heures d'un ennui "mortel".....

Deux heures!

Deux heures à se demander si les moines vont rester où s'en aller avant de se faire "zigouiller".

 

 

De toutes façons on savait la réponse à l'avance.

Tout  le monde sait que les moines de  "Tibhirine" dans la réalité sont restés malgré les mises en gardes des autorités et qu'ils ont ensuite été enlevés après on n'en sait pas plus.

On suppose qu'ils ont été assassinés.

 

Malgré la présence d'acteurs de renom, on se demande franchement ce qu'on est venu faire ici.

Désolant!

 

Ah des silences et des prières il y en a!..

D'ailleurs il n'y a pratiquement que ça ..c'est vous dire si c'est passionnant.

 

Comme le dit Michel Onfray dans son livre "le souci des plaisirs" la religion chrétienne est fondée sur le culte de la mort pas sur celui de la vie.

En bonne logique si les moines étaient dans une optique basée sur la vie..

Ils seraient partis "à toutes birzingues"..

 

Eh bien non.

La religion est bâtie sur les marthyrs à commencer par Jésus.

Pour eux nous sommes ici bas pour souffrir tant qu'on est en vie.

Après nous dit-on ça ira mieux quand nous serons morts.

Tiens, mon oeil !

Personne n'en est revenu pour nous le confirmer.

 

Vous l'avez compris, je n'adhère pas du tout à ces religions qui névrosent l'humanité génération après génération, fabriquent des prêtres pédophiles et des refoulés par milliers, traumatisés par la culpabilité de vivre et de pêcher .

 

Pour en revenir au film: aucun intérêt ou alors faut qu'on m'explique....c'est sans doute pour nous punir d'être des feignasses qui feraient mieux de bosser plutôt que d'aller au ciné..Non mais ... La religion est une religion de la culpabilité.


En ce qui me concerne, je vous l'ai dit en début de note: je m'y suis ennuyé "mortellement" et ai eu la vague impression de m'être fait copieusement avoir.

 

Très mou, pratiquement pas de scénario, mal filmé et sans intérêt.

Dramatiquement nul:

à fuir!


 


Fiche technique:

 

Réalisé par Xavier Beauvois


Avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin, plus

Long-métrage français .


Genre : Drame


Durée : 02h00min


Année de production : 2010


Distributeur : Mars Distribution

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 02:59
crime d'amour.jpg
 

 

Alain Corneau vient de nous quitter, il est décédé dans la nuit de Dimanche à Lundi. (à suivre la biographie du réalisateur)
"Crime d'Amour" à l'affiche depuis le 18 Aout est son dernier film.


RÉSUMÉ:


Dans le décor aseptisé des bureaux d’une puissante multinationale, deux femmes s’affrontent…La jeune Isabelle travaille sous les ordres de Christine, une femme de pouvoir qu’elle admire sans réserve.


Convaincue de son ascendant sur sa protégée, Christine entraîne Isabelle dans un jeu trouble et pervers de séduction et de domination.

 

Ce jeu dangereux va trop loin… jusqu’au point de non retour.

MON AVIS:
Cette histoire troublante entre ces deux femmes  interprétées avec talent par Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier) nous entraîne dans un univers un peu glauque où la victime devient prédatrice.
L'histoire est bien "ficelée" et le scénario s'attache avec rythme à emmener le spectateur vers une issue quelque peu attendue et souhaitée mais pas si convenue au fond.
Dévoiler l'intrigue plus que ne le fait le résumé nuirait sans aucun doute à ce thriller de qualité.
On sort de la salle en se disant qu'un tel scénario est tout à fait crédible.
Par la suite me sont revenus en mémoire des faits qui m'ont été racontés récemment  ressemblant fortement à cette histoire (mais sans crime bien évidemment).
On peut voir


FICHE TECHNIQUE:

Réalisé par Alain Corneau

Avec Kristin Scott Thomas, Ludivine Sagnier, Patrick Mille, plus

Long-métrage français .

Genre : Thriller


Durée : 01h44min

Année de production : 2009


Distributeur : UGC Distribution

HOMMAGE À ALAIN CORNEAU:
ALAIN CORNEAU.jpg

Acteur, Réalisateur, Scénariste, Producteur, 1er assistant réalisateur, Dialoguiste, Assistant réalisateur français


Né le 7 août 1943 à Meung-sur-Loire, Loiret (France)

Décédé le 29 août 2010 à Paris, Paris (France) (Cancer du poumon)

Actuellement au cinéma dans : Crime d'amour

 

Biographie:

Musicien de formation et diplômé de l'IDHEC, Alain Corneau débute sa carrière au cinéma en devenant en 1970 le premier assistant de Costa-Gavras sur L'Aveu.

 

C'est l'occasion pour lui de travailler une première fois avec Yves Montand qu'il dirigera par la suite à trois reprises. Egalement assistant de Nadine Trintignant pour Ca n'arrive qu'aux autres, il co-écrit avec elle Défense de savoir en 1973. Cette même année, il réalise son premier film : France, société anonyme.

Entre polar et science-fiction, ce long métrage déroute et subit une interdiction aux moins de seize ans.

 

Le public n'adhère pas mais Alain Corneau trouve sa voie dans le registre policier.

 

C'est ainsi qu'en 1976, il s'inspire du personnage de L'Inspecteur Harry pour sa deuxième réalisation, Police Python 357, un petit bijou du polar superbement interprété par Yves Montand.

 

Les deux hommes collaboreront à nouveau sur La Menace (1977) et Le Choix des armes (1981), deux autres classiques du film noir à la française.

 

Entre-temps, Alain Corneau signe l'adaptation de Série noire (1979), film pour lequel la prestation de Patrick Dewaere en représentant de commerce au bout du rouleau est unanimement saluée par la critique.

A partir des années 80, le réalisateur s'essaie à d'autres genres, mettant en scène la prestigieuse fresque coloniale Fort Saganne (1984), filmant la société indienne dans Nocturne indien (1989) et remportant le César du Meilleur film en 1992 pour le long métrage d'époque Tous les matins du monde.

 

Après l'autobiographique Nouveau monde (1995), Alain Corneau retourne au film policier avec Le Cousin (1998) et offre ainsi aux comiques Alain Chabat et Patrick Timsit la possibilité de s'illustrer dans des rôles à contre-emploi.

 

Son film suivant, l'ambitieux Prince du Pacifique, réalisé en 2000 avec le même Patrick Timsit et son complice Thierry Lhermitte, se solde quant à lui par un échec, tant commercial que critique.

Le cinéaste abandonne alors la comédie à gros budget au profit d'oeuvres plus intimistes comme Stupeur et tremblements (2003), adapté du roman homonyme d'Amélie Nothomb, ou Les Mots bleus (2005), inspiré de l'ouvrage homonyme de Dominique Mainard.

 

L'année suivante, Alain Corneau concrétise un rêve vieux de trente ans en transposant à l'écran le livre de son ami José Giovanni, Le Deuxième souffle.

 

Ce polar est emmené par un luxueux casting composé entre autres de Daniel Auteuil, Monica Bellucci, Jacques Dutronc et Michel Blanc.

 

Poursuivant ce retour aux sources, il met également en scène en 2009 Crime d'amour, un thriller au féminin interprété par Ludivine Sagnier et Kristin Scott Thomas.

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 06:16
le bruit des glaçons.jpg
Résumé:

C'est l'histoire d'un homme qui reçoit la visite de son cancer. " Bonjour, lui dit le cancer, je suis votre cancer. Je me suis dit que ça serait peut-être pas mal de faire un petit peu connaissance... "

 

Mon avis:

Depuis les "valseuses" on peut dire sans risque que ce "bruit des glaçons" marquera la carrière de Bertrand Blier qui réalise ici un véritable petit chef d'oeuvre. N'attendez pas  une débauche de moyens car malgré la notoriété du réalisateur, celui-ci a eu beaucoup de mal à produire son film.Les producteurs n'y croyaient pas.

Pourtant l'originalité du sujet ne fait aucun doute.


Je pense que les dialogues deviendront rapidement "d'anthologie"car ce conte dramatique est drôle malgré un sujet grave. Faire rire sur le cancer, la tâche n'était guère aisée. Chapeau l'artiste.

Mais qu'on ne s'y trompe pas ce n'est pas qu'un divertissement, il nous amène à réfléchir sur la maladie, le désir de vivre ou celui de se laisser glisser.....

Poésie, moments émouvants, le scénario est construit intelligemment, respectant un rythme bien tenu et des dialogues qui s'enchaînent avec une truculence digne des grands films du réalisateur


La caméra de Blier filme ses acteurs au plus près. Tous sont crédibles et superbes: Dujardin en écrivain alcoolique, Dupontel en cancer de riche, Myriam Boyer en cancer de pauvre et Anne Alvaro en servante amoureuse de son patron...


Je ne veux pas vous en dire plus , il faut garder le suspens et découvrir cette comédie de grande qualité .

Du bon cinéma comme je l'aime.


En ce qui me concerne j'ai envie de le revoir une seconde fois (ce qui devenait de plus en plus rare ces derniers temps).

À voir sans aucun doute.


1 Vidéo(lien)

 

 

Fiche technique:

Un film de Bertrand Blier
(France)


- Duree : 1H27 mn

Distributeur : Wild Bunch Distribution

Sortie en salles le 25 Août 2010

Année de production : 2010
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Published by Giuglio - dans Cinéma
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